Après avoir analysé le dialogue du politique et du soldat tel que le décrit le général de Gaulle dans Le Fil de l'épée, l'auteur a déjà mis en lumière la faible pratique de cet échange au sein des États européens, depuis cinquante ans. Ici, il note qu'à quelques exceptions près, tous les pays du monde libre se contentent d'une participation « à la carte » aux alliances proposées par les États-Unis. Il souligne la fragilité d'un système mondial qui repose sur le seul dialogue entre l'exécutif washingtonien et le Pentagone. Pour lui, la défense européenne en construction se fonde avant tout sur la reprise au niveau national d'un dialogue où pour peu « que l'un manque la réplique, et pour tous les deux, tout est perdu ».
Des voies vers une défense européenne
Depuis plusieurs années, le concept d’une défense européenne peine à se préciser : nombre des États de l’Union européenne n’en voient pas la nécessité ; d’autres, au contraire, veulent doter au plus vite le Vieux Continent de cet attribut de puissance. On comprend que, dans ces conditions, l’organisation d’une telle institution créée ex nihilo piétine.
Quelle défense ?
Plutôt que de chercher à vouloir imposer des textes fondateurs par « le haut », immédiatement soumis à des conditions à ce point restrictives qu’ils n’ont plus de signification, ne vaudrait-il pas mieux se livrer à une démarche plus réaliste ? Se demander en quoi une défense européenne pourrait améliorer la sécurité du Vieux Continent ?
État des lieux
Une telle démarche ne se conçoit qu’après :
Il reste 90 % de l'article à lire
Plan de l'article



_astronaut_Sophie_Adenot_(jsc2025e058846_alt).jpg)



