En termes d'horizon de temps, les pétroliers considèrent aujourd'hui qu'en dépit de l'augmentation constante de la consommation, le pétrole restera la principale ressource énergétique pour au moins quarante ans. De nouvelles donnes régionales se profilent néanmoins au lendemain de la guerre en Irak, alors que la Chine, par sa demande croissante, est appelée à modifier la physionomie du marché.
Parallèlement, de l'Indonésie à l'Afrique, pétrole et religion s'interpénètrent pour expliquer les nouvelles zones de conflits. Quant à la stratégie américaine, si elle ne saurait être limitée au paradigme énergétique, elle intègre largement ce dernier dans les lignes de force de sa diplomatie, du « Grand Moyen-Orient » à l'« initiative sahélienne » en passant par sa position à l'égard du Venezuela.
Les hydrocarbures fournissent les deux tiers de l’énergie actuellement consommée dans le monde. Les experts s’accordent en outre sur le point d’admettre que les ressources fossiles continueront de fournir l’essentiel de l’énergie mondiale durant les quarante prochaines années.
Selon ces scénarios, le pétrole restera, de très loin, la principale ressource énergétique jusqu’en 2030 puis ne suffira progressivement plus, seul, à la demande.
Au cours de la dernière décennie, la demande d’hydrocarbures a, en effet, crû de 1,2 % par an en moyenne. Les prévisionnistes estiment que cette croissance passera à près de 2 % d’ici à 2010 du fait, notamment, de l’augmentation de la consommation de la Chine et des pays en développement.
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Les nouvelles donnes régionales
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Pétrole, conflits et religion
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