Connexion
  • Mon espace
RDN Association loi 1904, fondée en 1939 RDN Le débat stratégique depuis 1939
  • Panier - 0 article
  • La Revue
  • e-RDN
    • Tribune
    • e-Recensions
    • Cahiers de la RDN
    • Débats stratégiques
    • Florilège historique
    • Repères
    • Brèves
  • Boutique
    • Abonnements
    • Crédits articles
    • Points de vente
    • Conditions générales de vente
  • Bibliothèque
    • Recherche
    • Auteurs
    • Anciens numéros
  • La RDN
    • Présentation
    • Comité d'études
    • L'équipe
    • Contact
    • Lettre d'infos
    • Agenda
  • Liens utiles
  • Mon espace
  • Connexion
  • Connexion

    Email :

    Mot de passe :

  • La Revue
  • e-RDN
    • Tribune
    • e-Recensions
    • Cahiers de la RDN
    • Débats stratégiques
    • Florilège historique
    • Repères
    • Brèves
  • Boutique
    • Abonnements
    • Crédits articles
    • Points de vente
    • Conditions générales de vente
  • Bibliothèque
    • Recherche
    • Auteurs
    • Anciens numéros
  • La RDN
    • Présentation
    • Comité d'études
    • L'équipe
    • Contact
    • Lettre d'infos
    • Agenda
  • Liens utiles
  • Accueil
  • e-RDN
  • Revue n° 670 Décembre 2004
  • Renseignement français : les origines d'une culture négative

Renseignement français : les origines d'une culture négative

Franck Bulinge, « Renseignement français : les origines d'une culture négative  » Revue n° 670 Décembre 2004 - p. 65-71

Jamais l’actualité, avec ses multiples conflits, menaces terroristes et prises d’otages, n’a mis autant en exergue le rôle salutaire des services de renseignement. Paradoxalement, ces derniers souffrent encore d’une image négative au sein de la société française. Explorant successivement l’histoire, la littérature et la sociologie, l’auteur tente d’apporter des éléments de compréhension sur ce qui pourrait bien constituer une exception culturelle.

L’amiral Lacoste écrit dans ses Mémoires (1) : « En dépit de mes efforts et de ma volonté de dialogue, je n’ai pu modifier le climat général de méfiance et d’incompréhension si caractéristique de la conception qu’on a en France des services de renseignement. Pour une majorité de nos concitoyens, cela relève de l’ignorance teintée d’un rejet pour tout ce qui est secret… ». À l’ignorance et à l’incompréhension, à l’origine de la méfiance des citoyens, s’ajouterait selon l’auteur un « vieux fond d’antimilitarisme » qui handicaperait lourdement le système de renseignement français, à travers ce que nous définissons comme l’expression d’une « culture négative ».

Entre fascination et rejet, l’espace imaginaire de l’espion

Selon François-Bernard Huyghe (2), « nombre de gens sont persuadés que, derrière les paravents médiatiques, sévissent puissances occultes, services spéciaux, réalités et dangers dissimulés, faits ignorés ». Ainsi s’ouvre un espace imaginaire de l’espion démesurément plus large que son espace réel. Selon Alain Dewerpe (3), il est le creuset inflationniste de discours et de représentations qu’une littérature spéculative n’a cessé de produire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et dans laquelle se côtoient le complot, l’héroïsme et la trahison. Car en franchissant le seuil de l’interdit, l’espion franchit la frontière entre l’apparence et la réalité, Le Miroir aux espions de John Le Carré (4) ou La Diagonale du double de Constantin Melnik (5). Il renvoie à de troublantes pulsions, entre le désir et la peur, entre le plaisir et la honte, ôtant à chacun le choix de l’indifférence. Il met en demeure d’assumer une part de nature humaine si l’on considère que l’homme, avant de devenir curieux, invente l’objet de sa curiosité. L’espion fascine par sa capacité à révéler, mais il fait naître dans le même temps un sentiment de rejet lorsqu’il franchit sans états d’âme les frontières de la morale, au nom de la sécurité nationale.

L’anathème culturel

« Espion : fouine doublée d’une taupe ». Cette définition, trouvée dans une grille de mots croisés de magazine populaire, donne la mesure de l’image que renvoie l’espionnage dans la culture française. Elle résume l’évolution d’une fonction, considérée dans sa plus simple expression (l’espion) comme infâme et contrainte à la parodie, par une sorte d’exorcisme de l’inconscient collectif face à la raison d’État.

Il reste 81 % de l'article à lire

 

Plan de l'article

Entre fascination et rejet, l’espace imaginaire de l’espion

L’anathème culturel

L’ambiguïté des services parallèles

L’apport de la littérature et du cinéma

Le clivage culturel moderne

Perspectives

 
 

L'article a bien été ajouté au panier.

Mon panierContinuer mes achats

Partagez...

  • Accéder au sommaire du numéro

Mars 2026
n° 888

Marine nationale, 400 ans après : des défis multiples

Je participe au débat stratégique


À vos claviers,
réagissez au dossier du mois

 

Actualités

13-03-2026

Opération Chammal : décès de l’adjudant-chef Arnaud Frion

02-03-2026

Discours du président de la République sur la dissuasion nucléaire

25-02-2026

Début des essais à la mer du SNA De Grasse

18-02-2026

La DGA livre le dernier Atlantique 2 rénové à la Marine nationale

Adhérez au CEDN

et bénéficiez d'un statut privilégié et d'avantages exclusifs (invitations...)

Anciens numéros

Accéder aux sommaires des revues de 1939 à aujourd’hui

Agenda

Colloques, manifestations, expositions...

Liens utiles

Institutions, ministères, médias...

Lettre d'infos

Boutique

  • Abonnements
  • Crédits articles
  • Points de vente
  • CGV
  • Politique de confidentialité / Mentions légales

e-RDN

  • Tribune
  • e-Recensions
  • Cahiers de la RDN
  • Florilège historique
  • Repères

Informations

La Revue Défense Nationale est éditée par le Comité d’études de défense nationale (association loi de 1901)

Directeur de la publication : Luc de Rancourt

Adresse géographique : École militaire,
1 place Joffre, Paris VII

Nous contacter

Tél. : 01 44 42 31 90

Email : contact@defnat.com

Adresse : BP 8607, 75325 Paris cedex 07

Publicité : 01 44 42 31 91

Copyright © Bialec Tous droits réservés.