Le blanchiment d'argent représente aujourd'hui une part importante des flux financiers mondiaux et permet aux criminels d'asseoir leur puissance dans l'ensemble des secteurs productifs. Tandis que les mafias exploitent mieux chaque jour toutes les potentialités de la globalisation, les traques financières donnent encore des résultats mitigés. De nettes avancées sont pourtant réalisables, pour peu que l'on s'appuie en confiance sur le monde économique et que la volonté politique dépasse les discours de circonstance sur la moralisation des transactions internationales.
Finance criminelle, blanchiment… : bilan, perspectives et enjeux
Depuis la fin de la guerre froide, les menaces dites « non militaires » — crime organisé, terrorisme, trafics en tous genres : êtres humains, migrants, drogue, substances prohibées… — ont pris le pas sur les menaces nées de l’affrontement des blocs. Ces nouveaux fléaux déstabilisent pays et continents, ignorent l’état de droit et se jouent des frontières.
Les organisations criminelles se sont en effet adaptées à la nouvelle donne de l’économie et ont su tirer un formidable parti de la mondialisation des échanges de marchandises et de capitaux. Loin de se replier sur leurs activités traditionnelles et d’adopter une attitude défensive, elles profitent de façon continue des mutations de leur environnement pour pénétrer de nouveaux marchés. De plus, elles s’orientent partiellement vers des activités légitimes pour acquérir une respectabilité, servir de couverture à de nouveaux trafics ou au blanchiment de l’argent sale, et générer accessoirement de nouveaux capitaux venant grossir leurs patrimoines déjà substantiels.
La perméabilité des frontières, mais aussi la lenteur de l’élaboration de normes juridiques internationales et les difficultés de la coopération répressive ont ainsi favorisé l’émergence d’une criminalité transnationale organisée de plus en plus puissante.
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