Le drone a été conçu pour remplir des missions militaires. Sous réserve des évaluations nécessaires, rien ne devrait l’empêcher de devenir un vecteur de sécurité intérieure. Cette réflexion doit être poursuivie en France, qu’il s’agisse de technologies mixtes arméesforces de sécurité-usagers industriels et civils, que de doctrine d’emploi et de gestion. À ce prix, le drone pourrait s’affirmer, au quotidien, comme un facteur d’efficience des forces de sécurité policière et, dans des situations exceptionnelles, comme un auxiliaire de la sécurité civile.
Des drones pour la sécurité intérieure ?
Les drones répondent initialement et encore très majoritairement à des besoins de défense militaire. Ils disposent pourtant d’un grand potentiel pour d’autres utilisations. Au moment où le Hezbollah prétend avoir fait voler son premier drone au-dessus du Sud-Liban et de la frontière israélienne, force est de constater que les drones peuvent être utilisés dans de nombreuses atteintes à la sécurité globale ; qu’il s’agisse de la préservation de l’ordre public ou de la protection civile du territoire.
Développés par l’armée américaine au Viêt-nam dès la fin des années 60, valorisés par la recherche du « zéro mort » à partir des années 80, les drones offrent aujourd’hui de fortes potentialités d’emploi, notamment dans le domaine de la sécurité intérieure, laquelle peut voir accroître son efficience grâce aux nouvelles technologies.
Drones de guerre
Depuis 1993, l’armée française dispose de drones. Au nombre d’environ 80 en 2004, ils sont mis en ligne par l’Armée de terre et l’Armée de l’air.
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