Les mouvements fanatiques présentent des éléments caractéristiques, constants au fil des siècles ; certains paramètres socioculturels et psychologiques constituant, en effet, des facteurs favorables à leur développement. Néanmoins, le fanatisme semble actuellement connaître une résurgence et voit ses modes d’expression modifiés par le phénomène de la mondialisation, qui lui confère une ampleur jamais égalée à ce jour, et dont les attentats terroristes du 11 septembre 2001 sont le symbole. Ainsi pourrait apparaître une nouvelle menace asymétrique…
Le fanatisme : résurgence du religieux ou nouvelle menace asymétrique ?
« En ce qui concerne les choses humaines, ne pas rire, ne pas pleurer, ne pas s’indigner, mais comprendre »… Spinoza
Nature du fanatisme
Continuité historique
De la ville de Massada, dont les habitants se jetaient du haut des remparts afin de ne pas subir la loi de Rome, aux kamikazes japonais qui se sacrifiaient au nom de l’Empereur durant la Seconde Guerre mondiale ; de la secte ismaélienne des Assassins, dirigée par le Vieux de la montagne qui commanditait des assassinats politiques et religieux depuis la forteresse persane d’Alamut, aux massacres de la Saint-Barthélémy, puis à l’affaire Calas ; des bûchers de la Sainte Inquisition aux camps de la Solution finale, la diachronie du fanatisme révèle une singulière pérennité, ainsi qu’une continuité dans ses modes d’expression.
Fondements idéologiques et finalités pratiques
Le fanatisme se développe essentiellement autour du culte d’un idéal, dont l’important pouvoir de sublimation embellit les motivations et objectifs guidant ceux qui œuvrent. Procédant à ce que le général Loup Francart appelle une « idéalisation des buts de guerre » (1), le fanatique légitime ainsi, en toute bonne conscience, des actes parfois condamnables.
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