Les opérations de l’Union européenne prenant de l’ampleur, la question de leur financement devient essentielle. Quel rôle les États doivent-ils tenir dans le mécanisme à mettre en place ? Quels types de frais peut-on demander à l’Europe de couvrir ? Est-il envisageable de financer de la même façon les opérations pilotées par la Commission et celles qui sont déclenchées par le Conseil ? Ce domaine ne suscite pas un intérêt suffisant dans la communauté scientifique française. Remercions donc un stagiaire du Collège interarmées de défense (CID) d’avoir tenté une vue perspective du dossier.
Le financement des opérations de l'UE : Athéna
Un financement cohérent des opérations est indispensable pour permettre au chef militaire de conserver sa liberté d’action. Sans budget suffisant, toute opération militaire crédible est impossible. Au sein de l’Union européenne, les dépenses militaires ont deux objectifs : soutenir une capacité d’action autonome et financer le déploiement des forces.
Dans ce but, un dispositif financier spécial a été mis en place au sein de l’Union. Portant le nom d’Athéna, il vise essentiellement à garantir la disponibilité immédiate d’un budget et son approvisionnement dans la durée.
Tirant les enseignements de ses premières opérations, l’UE a cherché le moyen de simplifier leur financement. Un ensemble de mesures rationnelles ont donc été prises, aboutissant à la création du mécanisme Athéna. Aujourd’hui pleinement opérationnel, ce système est encore susceptible d’évoluer.
Il reste 87 % de l'article à lire
Plan de l'article



_astronaut_Sophie_Adenot_(jsc2025e058846_alt).jpg)



