Avec la suspension du service national, qui s’inscrit dans un mouvement plus vaste d’affaiblissement des structures institutionnelles gouvernementales, un facteur d’éducation et un vecteur de transmission de l’identité nationale ont subitement disparu. Si l’on considère ces événements à travers le prisme des émeutes qui ont éclaté dans les banlieues en novembre 2005, l’on peut en déduire que la suppression de la conscription a lourdement contribué au délitement social que la France connaît actuellement.
Carences institutionnelles et délitement social
Institutional deficiencies and social delinquency
With the suspension of National Service, just one measure within a wider trend towards weakening governmental institutional structures, a component of education and an element in providing a sense of national identity have suddenly disappeared. Considering this in conjunction with the outbreaks of violence in the suburbs in November 2005, one can deduce that the suspension of conscription has contributed greatly to the social delinquency which France is currently suffering.
« Mieux vaut transmettre un art à son fils que de lui léguer mille pièces d’or ». (Proverbe chinois)
La suspension du service national a-t-elle mis le feu aux poudres ?
N’en déplaise à ses anciens détracteurs, le service national possédait de nombreuses vertus. Cela même qui le faisait décrier par ses contempteurs, objecteurs de conscience et antimilitaristes en tous genres, constituait également des atouts majeurs pour la jeunesse française. De même que l’on ne prend conscience de la valeur des choses que lorsque l’on s’en trouve privé ou qu’elles nous sont ravies, peut-être ne saisit-on la mesure réelle de ses mérites qu’à l’heure où commencent à se faire ressentir les effets néfastes de sa disparition !
Le respect de l’autorité, au travers de l’exécution des ordres d’un chef ; l’apprentissage de la rigueur et de la discipline, exprimé par l’exigence d’un travail de qualité, de la ponctualité, de l’hygiène, d’une tenue et d’un comportement irréprochables ; la familiarité de l’effort, enfin, acquise grâce au développement de l’endurance et de la persévérance, préparaient les jeunes appelés à leur future vie professionnelle. En outre, l’esprit de cohésion et les valeurs patriotiques qu’ils découvraient dans l’armée, et qui leur inculquaient les notions du « savoir-vivre-ensemble » ainsi que la compréhension des principes fondateurs de la République, participaient à forger leur sens civique et se présentaient donc comme autant de propédeutiques à leur insertion sociale.
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