Armées et armement
.…. « Vivant de stabilité, de conformisme, de tradition, l’armée redoute d’instinct ce qui tend à modifier sa structure ». De Gaulle, Vers l’armée de métier.
Depuis la Libération, dans des circonstances où la politique des partis a joué apparemment un rôle, les responsables du Gouvernement de la République ont hésité, semble-t-il, entre plusieurs formules d’articulation des ministères de Défense nationale. Deux, au moins se sont pendant quelque temps opposées : celle des trois départements séparés — Air, Guerre, Marine — que le jargon journalistique a baptisés « Ministères d’Armes » ; celle d’un ministère de l’Armement à caractère technique, ayant comme symétrique un ministère des Armées chargé des forces militaires proprement dites, à l’exclusion des services techniques et industriels. On a également préconisé, — c’est la formule actuelle — un département unique de la Défense nationale, ou des « Forces Armées », avec ou sans sous-secrétariat d’État à l’Armement.
Parmi toutes ces solutions, on a surtout recherché la meilleure efficacité de commandement, mais on a souvent fait passer au second plan les études et fabrications militaires. Tout au plus donne-t-on la vedette à la coordination scientifique, toujours évoquée sur le papier et confiée à des comités squelettiques, alors que l’armement constitue une face du problème militaire à considérer avec autant de soin que l’organisation même des armées.
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