Revue des revues
La négociation de l’accord de coalition en a fort peu traité ; toutefois deux décisions judicieuses ont été prises : le maintien du service obligatoire et la mise en application, sans retouche, du plan de stationnement Struck que d’aucuns prétendaient modifier, dans une optique surtout électorale.
F.-J. Jung, ministre de la Défense, est le seul « vrai nouveau » de la CDU, à Berlin, comme dans sa fonction : élu au Bundestag seulement en septembre 2005 ; aucune déclaration antérieure de lui sur des questions de sécurité. Ses premiers pas dans la capitale seront donc suivis avec attention. De famille vigneronne hessoise, très attaché à sa petite patrie, il est, à la Défense, le premier à avoir servi comme appelé. Il a fait une belle carrière à la CDU de Hesse et au gouvernement du Land, comme ministre des Affaires fédérales et européennes, puis à la tête de sa Staatskanzlei ; il sait manier une administration importante. Ch. Schmidt et F. Pflüger, ses deux secrétaires d’État parlementaires, sont ses amis et experts en questions militaires et diplomatiques. Il s’entend bien avec F.-J. Steinmeier (SPD) qui remplace M. Fischer aux Affaires étrangères, mais n’est pas prêt à le laisser négocier seul des interventions extérieures (M. Fischer mettait parfois M. Struck devant le fait accompli). F.-J. Jung, lui, n’admettra pas qu’un accroissement de responsabilités allemandes dans le maintien de la paix risque de dépasser les capacités de la Bundeswehr.
La politique de sécurité ne tardera pas à revenir sur le devant de la scène berlinoise : le nouveau gouvernement veut améliorer ses relations avec les États-Unis ; il évitera « ces piques verbales » qui, « sans nuire vraiment à la coopération pratique, plombaient le climat ». Washington ne va pas tarder à dire ce qu’il attend de l’Allemagne : « Ce sera la première épreuve de vérité ».
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