Revue des revues
R. Clement (C) a demandé au nouveau ministre de la Défense comment il conçoit sa tâche. « Il nous faut une politique européenne et de sécurité forte, reliée à une stratégie de l’Otan », répond F.-J. Jung (J) ; les points forts de son action seront : poursuivre la transformation de la Bundeswehr, armée de défense du sol national dès sa naissance, devenue armée de l’unité nationale, et maintenant armée d’emploi ; stabiliser ses structures sur un objectif de 250 000 militaires.
(C) - Chiffre immuable ? Lorsque l’argent manque, diminuer l’effectif est le moyen le plus commode…
(J) - La coalition s’est entendue sur ce volume comme sur le maintien du service obligatoire. Tous deux sont nécessaires pour que les armées soient en mesure d’accomplir toute la palette des tâches qui leur incombent : participer aux interventions internationales acceptées par le gouvernement, préparer la défense et contribuer à la protection des citoyens. Cela suppose d’être assuré de l’avenir de leurs finances. Je me battrai pour que les promesses faites soient tenues. Certes, l’équilibre du budget fédéral est essentiel mais, à cet équilibre, la Bundeswehr a déjà beaucoup contribué, diminuant son volume de moitié depuis vingt ans… Il serait irresponsable d’envoyer des gens au danger en Opex sans leur avoir fourni auparavant l’équipement optimum, et cela seulement par manque d’argent.
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