Études et enquêtes - Un an à l'Institut des hautes études de Défense nationale (IHEDN)
En 1936, le gouvernement chargeait le vice-amiral Castex, bien connu par ses études sur « l’unité de la guerre », de créer et de diriger un « Collège des Hautes Études de Défense nationale » où, précisément, des personnalités civiles, appartenant aux différentes administrations de l’État, seraient invitées, de concert avec des militaires, à étudier tous les problèmes que pose, dans sa réalité concrète, la coordination de toutes les activités intéressant la Défense nationale.
Dans le tome I de ses Théories stratégiques, qui venait de paraître, l’Amiral avait en effet écrit : « Les servitudes (des stratégies) se manifestent déjà en temps de paix car, dans chaque compartiment, il y a une stratégie du temps de paix qui comprend l’ensemble des mesures par lesquelles on prépare la guerre.
« L’acceptation des servitudes ne va naturellement pas toujours sans discussions parfois vives. Il y a là, dès le temps de paix même, une lutte interne qui s’ajoute à l’autre et à laquelle correspond un effort inutile et nuisible et une déperdition des forces. Et il est certain que cette perte de rendement et ces divisions intestines, si elles ne sont jamais nulles, seront d’autant plus faibles que les antagonistes, involontaires et bien intentionnés, seront de plus haute culture générale et qu’ils se comprendront mieux grâce à une formation semblable et à des études et des travaux effectués en commun ».
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