L'auteur s'est toujours particulièrement intéressé à ce qui touche l'indépendance nationale dans le domaine industriel. En février 1979 (« Indépendance nationale et coopération internationale en matière d'armement »), il avait traité dans notre revue des problèmes soulevés à propos de coopération internationale par certains rapports parus à l'époque (Callaghan aux États-Unis, Critchley à l'UEO). Dans le présent article, il remonte plus haut, jusqu'aux bases scientifiques et techniques de l'indépendance nationale.
Coopération et indépendance technologique
Un précédent article avait étudié, dans le domaine des développements d’armements, le dilemme entre la volonté d’indépendance nationale de la France et les limitations budgétaires à son rêve d’« autarcie technologique », c’est-à-dire au désir de savoir tout faire par elle-même.
Ce nouvel article s’intéresse plus spécifiquement à cet aspect technologique (1) du problème, et, plus en amont encore, aux bases scientifiques et techniques de l’indépendance nationale, selon l’expression des trois « Sages » qui créèrent en 1957 le Comité scientifique de l’OTAN (2) : « Le progrès scientifique et technique peut être déterminant pour la sécurité des nations et pour leur position dans le monde ».
Pour ces trois savants, la force de l’Alliance atlantique — et par-là celle de ses membres — résidait dans une coopération scientifique et technique. Mais toute coopération impose des contraintes, qu’une conception rigoriste de l’indépendance nationale conduit parfois à refuser. Le but de cet article est de montrer que la coopération scientifique et technique est non seulement compatible avec l’indépendance nationale, mais même de nature à y contribuer si elle est valablement conduite.
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