De la crise à la guerre limitée
Il convient de ne pas trop s’interroger sur la formulation du thème de notre débat ; on l’a voulue volontairement agressive et paradoxale pour mieux stimuler la réflexion. En fait nous savons bien que nous allons parler des conflits limités géographiquement et politiquement, de leur impact positif ou négatif sur l’histoire, des conflits qui ne font pas s’affronter entre elles les grandes puissances et en aucun cas les deux superpuissances, mais qui peuvent fort bien impliquer directement une grande puissance, voir la guerre des Falkland, ou même une superpuissance, voir le Vietnam et l’actuel conflit de l’Afghanistan, la désinformation pourtant habilement menée pouvant faire oublier qu’il s’agit là d’un conflit bien réel dans lequel les armes parlent quotidiennement. Qu’une grande puissance ou que l’une des superpuissances soit engagée ou non d’ailleurs, États-Unis et URSS se trouvent indirectement concernés.
Une première remarque s’impose : on ne sait réellement qu’une guerre est limitée que lorsqu’elle est terminée. À son déclenchement, personne ne peut affirmer qu’il en sera ainsi. Quelles que puissent être les déclarations et les analyses faites, il existe toujours des risques de dérapage, même à l’âge de l’atome et toute affirmation contraire resterait téméraire.
Il y a des guerres limitées dans le temps, et c’est le cas des Falkland, où c’est fini, au moins pour un certain temps. Mais il y a également des conflits qui paraissent sans fin, comme ceux du Moyen Orient et sont, de ce fait, plus susceptibles de dérapage d’autant que l’approvisionnement en pétrole est en cause.
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