L'originalité française et le commandement
En mars 1966, dans une série de notes adressées aux quatorze autres pays de l’OTAN, le gouvernement français indique qu’il va retirer ses personnels des quartiers généraux militaires alliés, que les forces françaises ne seront plus intégrées aux commandements internationaux, et les unités, installations, bases qui n’étaient pas sous l’autorité française, ainsi que les quartiers généraux étrangers, doivent évacuer le territoire français.
Ces notes étaient attendues, car le général de Gaulle avait déjà laissé présager ces décisions dans plusieurs allocutions et avait écrit dans ce sens au président des États-Unis : « Nous sommes prêts à examiner les conditions dans lesquelles la coopération de nos forces avec celles de nos alliés devrait être organisée de façon qu’elles puissent être engagées dans les plus brefs délais ».
Cette prise de position originale française nécessita la constitution d’un groupe, sous la présidence du doyen du Conseil Atlantique, pour définir une base commune de négociations avec la France. Parmi les conséquences, outre le déménagement du Shape à Bruxelles, le groupe permanent fut supprimé et remplacé par de nouveaux organismes, et l’Italie dut accueillir le collège de défense de l’OTAN. En fait, nous n’avons jamais coupé les ponts avec l’Alliance atlantique et nous nous sommes retirés de sa structure militaire de façon très inégale.
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