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  • Revue n° 115 Juin 1954
  • Pourquoi l'Indochine

Pourquoi l'Indochine

XXX, « Pourquoi l'Indochine  » Revue n° 115 Juin 1954 - p. 646-655

À Paris, sous les lambris dorés des salons officiels, fidèles aux promesses de la France, les représentants de son gouvernement, satisfaisant les aspirations d’un nationalisme jeune et exigeant, ont reconnu la complète indépendance du Vietnam. Au même moment, dans la boue des tranchées de Dien-Bien-Phu, bourgade de la montagne tonkinoise hier inconnue, pour illustrer le désintéressement de la France, les hommes de son armée écrivaient avec leur sang une page de gloire magnifique et douloureuse. Ce contraste est trop violent pour que les moins enclins à la réflexion ne soient pas naturellement conduits à s’interroger de nouveau sur la signification de cette guerre que la France soutient depuis huit ans à 10 000 kilomètres de la métropole.

À Paris, sous les lambris dorés des salons officiels, fidèles aux promesses de la France, les représentants de son gouvernement, satisfaisant les aspirations d’un nationalisme jeune et exigeant, ont reconnu la complète indépendance du Vietnam. Au même moment, dans la boue des tranchées de Dien-Bien-Phu, bourgade de la montagne tonkinoise hier inconnue, pour illustrer le désintéressement de la France, les hommes de son armée écrivaient avec leur sang une page de gloire magnifique et douloureuse.

Ce contraste est trop violent pour que les moins enclins à la réflexion ne soient pas naturellement conduits à s’interroger de nouveau sur la signification de cette guerre que la France soutient depuis huit ans à 10.000 kilomètres de la métropole.

Il est vrai que les sacrifices de toute nature qu’impose cette guerre sont grands. L’impôt du sang est lourd. Toute la nation en frissonne dans les moments de crise, que ce soit Cao-Bang, Vinh-Yen, Na San, Dien-Bien-Phu ; mais cet impôt c’est l’armée active — et elle seule — qui le paie en totalité, offrant chaque jour en holocauste au Dieu de la Guerre, un morceau de sa chair. Devant l’ampleur du sacrifice qui lui est demandé, l’armée n’éprouve-t-elle pas une sorte d’hésitation, non pas qu’elle redoute ce sacrifice ou recule devant lui — car elle sait, par tradition et par instinct, se maintenir en toutes circonstances à hauteur de son devoir — mais parce que, comme le reste d’une opinion publique mal informée ou éclairée d’une façon partisane, elle n’en comprend pas toujours complètement le sens et la nécessité. Combien de combattants, prêts à faire leur devoir jusqu’au sacrifice suprême, se sont cependant demandé ce qu’ils venaient « maintenant » faire en Indochine. Et ceux qui sont morts à Dien-Bien-Phu, ceux qui combattent dans la rizière et dans la jungle, sans panache mais non sans gloire, tous ceux qui chaque jour acceptent de souffrir et de mourir pour demeurer en accord avec eux-mêmes, pour être fidèles à la promesse qu’ils ont faite en s’engageant, tous ceux-là s’interrogent aussi sur la signification de leur sacrifice : Ne serait-il pas inutile ? Ne serait-il pas même inquiétant pour l’avenir de la Patrie qu’un danger latent menace en Europe ?

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