Intervention du général d'armée (2S) Michel Fennebresque, lors du colloque organisé à Besançon le 21 janvier 2005, à l'occasion du 50e anniversaire de la création de la 7e Division mécanique rapide (7e DMR).
Le Corps de bataille français pendant les dernières années de la guerre froide
Mon propos s’inscrit dans le cadre fixé pour cette première partie de notre « table ronde », à savoir la posture militaire de la France au cours de la guerre froide. Il m’a été demandé, enchaînant sur les deux précédentes interventions, de vous dire quels étaient alors la place et le rôle de notre Corps de bataille terrestre.
Je vous parlerai donc de la 1re Armée, qui exerçait le commandement opérationnel sur l’ensemble de ce Corps de bataille. Compte tenu du bref délai qui m’est imparti (15 minutes), je vous rappellerai très rapidement ce qu’elle était dans les années où je l’ai commandée, les dernières de la guerre froide, avant de vous expliquer un peu plus longuement ce qu’était sa mission, ou ses missions (nous verrons s’il convient d’employer le singulier ou le pluriel).
La 1re Armée à la fin des années 80
La 1re Armée regroupait l’ensemble des forces terrestres françaises destinées à être engagées dans le théâtre Centre-Europe, en cas de conflit majeur Est-Ouest. Elle se composait organiquement de trois corps d’armée (CA), stationnés en temps de paix en Allemagne pour l’un, en France pour les deux autres.
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