Diplomatique - Développements du pacte de Bruxelles et préliminaires au Pacte de l'Atlantique - Les États-Unis affirment leur responsabilité mondiale - L'union européenne et ses limites - Reprise de contacts entre l'URSS et les États-Unis
Le Pacte de Bruxelles signé le 17 mars 1948 par les Puissances occidentales (Grande-Bretagne, France et Benelux) prévoyait, on s’en souvient, la réunion périodique des ministres de la Défense des cinq puissances, en même temps qu’il donnait naissance à des organismes spécialisés : Comité des chefs d’État-major, Comité militaire permanent de Londres, Comité d’armement, Comité des experts économiques et financiers. À ces Comités techniques chargés de coordonner dans l’immédiat la préparation militaire de l’Europe occidentale, s’ajoutait, depuis octobre dernier, l’organe de commandement présidé par le maréchal Montgomery, qui, en temps de guerre, aurait la responsabilité de diriger les opérations. Poursuivant cette réorganisation les ministres de la Défense des cinq pays se sont réunis à Bruxelles le 14 janvier.
Une des premières conséquences de l’Union occidentale ainsi réalisée sur le terrain militaire se manifestait lorsque, le 13 janvier, le ministre belge de la Défense fit savoir, en présentant au Parlement son budget, qu’en vertu du pacte de Bruxelles, la Belgique est tenue d’abandonner son statut de neutralité et qu’il en résulte pour elle des obligations nouvelles.
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