Diplomatique - Signature du Traité de l'Atlantique nord - Ses dispositions - Conférence de l'Union européenne et Union douanière franco-italienne - Changements dans la haute administration en URSS et aux États-Unis
Le 30 mars 1949, M. Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères, accompagné de M. Couve de Murville, s’envolait pour Washington. L’objet principal de sa visite était la signature solennelle, le 4 avril, du Traité de l’Atlantique Nord. Outre les cinq États qui avaient pris l’initiative de la réorganisation militaire de l’Occident en concluant le Pacte de Bruxelles, ont participé à cette cérémonie, avec les représentants des États-Unis et du Canada, les ministres des Affaires étrangères de la Norvège, du Danemark, de l’Italie, du Portugal et de l’Islande. Les entretiens qui précédèrent la signature du Pacte eurent pour objet l’institution du Conseil prévu par l’article IX de celui-ci et la constitution des organismes subsidiaires qui en dépendent, en particulier, du Comité de Défense ; ils portèrent sans doute, aussi, sur l’ampleur de l’aide que comptent donner les États-Unis aux divers pays signataires, en vue d’accélérer leur réarmement. Enfin, les questions demeurées en suspens entre les alliés occidentaux : France, Grande-Bretagne et États-Unis, furent abordées ; avant tout, les problèmes allemands et ceux que pose l’avenir des anciennes colonies italiennes.
M. R. Schuman participa, d’autre part, à la session de l’Assemblée générale des Nations unies, qui s’ouvrit à Lake-Success le 5 avril.
La portée des signatures qu’apposèrent au Pacte les ministres des différents États diffère selon que les parlements de leurs pays respectifs auront ou n’auront pas ratifié l’engagement pris par les gouvernements. Rappelons, à ce propos, que, le 23 mars, l’Assemblée nationale française a, par 410 voix contre 182, repoussé une proposition communiste tendant à mettre en discussion l’adhésion de la France au Pacte Atlantique avant la signature de celui-ci. M. R. Schuman avait fait observer que le gouvernement doit faire respecter les prérogatives de l’Exécutif, qui lui confèrent le pouvoir de signer un traité, l’engagement qui en résulte ne devenant, toutefois, valable qu’après l’approbation du Parlement.
Il reste 83 % de l'article à lire
Plan de l'article



_astronaut_Sophie_Adenot_(jsc2025e058846_alt).jpg)



