Maritime - La guerre de Corée - Dans la Marine française
Troublant l’atmosphère internationale avec une brutalité inattendue des services de renseignements américains eux-mêmes, la guerre de Corée a, du moins, entraîné les réactions les plus promptes. Dès le 27 juin 1950, deux jours après le franchissement du 38e parallèle par les troupes nord-coréennes, le président Truman, mandaté par le Conseil de sécurité, a donné l’ordre aux forces de l’air et de mer des États-Unis, les seules immédiatement disponibles, d’« apporter soutien et appui au Gouvernement coréen », en même temps que la VIIe Flotte du Pacifique était chargée d’empêcher toute attaque de la Chine continentale contre Formose. Trois jours plus tard, le 30, il a autorisé l’emploi de l’aviation et de la marine non seulement au sud du 38e parallèle, mais contre les objectifs militaires de la Corée du Nord, le blocus naval des côtes coréennes et l’intervention de troupes terrestres en Corée du Sud. Le 7 juillet, le Conseil de sécurité, fort des offres d’assistance transmises par les membres des Nations unies, a demandé aux États-Unis d’assurer le commandement unifié des contingents internationaux mis à la disposition de la République de Corée.
Les forces navales les plus voisines du théâtre des opérations le 27 juin comportaient, semble-t-il, du côté américain le croiseur léger antiaérien Juneau et 4 destroyers, du côté britannique le porte-avions léger Triumph (théoriquement armé de 30 appareils mais qui paraît n’en avoir embarqué qu’une vingtaine), le croiseur Jamaica et 8 destroyers ou frégates, les uns et les autres stationnés ou croisant dans les eaux japonaises. Tous auraient été engagés immédiatement. Dans quelle proportion les autres unités de la VIIe Flotte (le porte-avions lourd Valley Forge avec ses 82 appareils, 1 croiseur, 8 destroyers et un train d’escadre), comme celles de la flotte britannique d’Extrême-Orient (2 croiseurs, 8 destroyers ou frégates, le transport-atelier d’aviation Unicom), ont-elles rallié à leur tour les eaux coréennes ?
La discrétion des communiqués ne permet pas d’aligner des chiffres précis. L’intervention du Valley Forge a, néanmoins, été officiellement annoncée le 5 juillet (il est vrai que, depuis, il a dû rallier le chenal de Formose où des patrouilles de son aviation ont été signalées le 16). On sait aussi que 8 navires britanniques, en sus du Triumph et du Jamaica, contribuent à assurer le blocus des côtes coréennes et que le Unicorn a quitté Singapour le 12 juillet à destination du théâtre des hostilités.
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