Outre-mer - Tunisie : situation intérieure. La question tunisienne et l'opinion internationale - Indochine : la guerre d'Indochine
Les attentats ont repris au début du mois de mai avec une certaine violence, mais leur caractère a manifestement changé. M. Jean de Hautecloque, dans un communiqué en date du 14 mai, a souligné « le caractère sans discrimination des attentats qui touchent Tunisiens et Français, femmes, enfants ou vieillards ». En effet, un attentat comme celui de la poste de Tunis où une charge de tolite placée dans une cabine téléphonique explose et tue cinq personnes au hasard en en blessant grièvement une dizaine d’autres montre bien le caractère de provocation de ces actes de terrorisme pur. Durant le mois de mai presque chaque jour des engins ont fait explosion en divers endroits de la Régence causant des deuils et des dommages. Et M. de Hautecloque continuait en ces termes : « Ces actes de provocation ne sont pas le fait de la population, mais d’un groupe restreint qui désire parvenir – et parvenir vite – à atteindre un but particulier. Ce groupe veut du sang pour émouvoir une partie de l’opinion publique internationale ».
D’ailleurs, certains observateurs établissent une corrélation entre le retour à Tunis de Ferhat Hachef, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) et le déclenchement de cette campagne de terrorisme. En effet, le 10 mai, le leader syndicaliste prenant la parole en public assura à ses auditeurs que d’ici trois semaines interviendraient des événements graves qui donneraient un tour nouveau au problème tunisien sur le plan international.
Dans le même ordre d’idée, il convient de noter que des personnes récemment arrêtées ont été trouvées détentrices de cartes établissant leur double appartenance au parti communiste et au Néo-Destour.
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