L’Amiral Ronarc’h, 1re FDI de la Marine nationale, a appareillé de Brest pour son déploiement longue durée
Frégate de défense et d'intervention Amiral Ronarc'h © Marine nationale
Le mercredi 14 janvier 2026, la Frégate de défense et d’intervention (FDI) Amiral Ronarc’h a appareillé pour son déploiement longue durée qui constitue une étape importante en vue de son admission au service actif (ASA) par la Marine nationale. Ce déploiement est destiné à éprouver les caractéristiques militaires du bâtiment. La FDI sera déployée en mer du Nord, en océan Atlantique Nord et en mer Méditerranée.
Les FDI s’inscrivent dans le cadre de la Loi de programmation militaire (LPM) et permettent le renforcement de la flotte française de surface.
Le déploiement longue durée de l’Amiral Ronarc’h s’étendra sur plusieurs mois, à partir du 14 janvier 2026. Partie intégrante du processus d’admission au service actif de la FDI par la Marine nationale, ce déploiement de plusieurs mois correspond à la seconde étape de la phase de « vérification des capacités militaires ». Il fait suite à la période de mise en condition opérationnelle de l’équipage de l’Amiral Ronarc’h qui s’est terminée début décembre 2025.
L’Amiral Ronarc’h mettra le cap vers le Grand Nord puis l’ouest de l’océan Atlantique afin d’éprouver ses capacités dans des environnements maritimes variés, mais aussi de développer l’interopérabilité de ce nouveau type de bâtiment avec nos partenaires et alliés des zones traversées. Cette période en mer, effectuée loin, longtemps et en équipage, permet de mettre à l’épreuve la FDI et ses systèmes, et aux marins de s’approprier davantage ces équipements.
Focus sur les FDI
Lancées en 2017 sous le nom initial de FTI (frégates de taille intermédiaire), construites par Naval Group, les FDI ont pour objectif de développer des plateformes compactes et évolutives nativement conçues pour intégrer les progrès liés à la numérisation des systèmes, aux nouvelles architectures informatiques et à la cybersécurité, tout en offrant des performances opérationnelles améliorées par rapport aux unités plus lourdes comme les frégates multi-missions (FREMM).
Les FDI, dont les trois premiers bâtiments de la classe s’inscrivent dans la LPM 2024-2030, participent au renforcement de la flotte française de surface.
Les FDI seront adaptées pour des missions d’intervention ou de maîtrise de l’espace aéromaritime, notamment grâce à l’emport de forces spéciales et d’un drone aérien embarqué et pourront être engagées dans des missions de combat de haute intensité. Elles prendront aussi part à des dispositifs d’escorte au sein d’une force navale. À ce titre, leurs capacités d’action sous-marine sont indispensables à la protection des forces navales en opérations mais aussi à la sûreté de la force océanique stratégique. Les FDI, comme les FREMM, sont des frégates de premier rang, capables d’opérer dans tous les domaines de lutte et face à tous les champs de conflictualité.
Publié le 14 janvier 2026






