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  • Revue n° 515 Décembre 1990
  • L’an prochain à Jérusalem

L’an prochain à Jérusalem

Pierre Morisot, « L’an prochain à Jérusalem  » Revue n° 515 Décembre 1990 - p. 204-205
Auteur(s) de l'ouvrage : Paul Giniewski Éditions Atlantic, 1990 ; 237 pages

Comme l’annonce le sous-titre « Préhistoire de l’État d’Israël » et à l’exception d’un bref épilogue, la période décrite se termine en mai 1948 ; mais elle commence il y a bien longtemps, à l’époque du royaume de David.

Le premier souci de l’auteur est de faire comprendre que l’État d’Israël n’est pas une soudaine trouvaille de diplomates contemporains, pas plus qu’un cadeau de Lloyd George à un « chimiste de renom pour avoir inventé un nouveau procédé de fabrication de l’acétone » pendant la Première Guerre mondiale, ou qu’une compensation pour avoir subi l’Holocauste pendant la seconde. L’avant-Israël signifie 3 000 ans de déracinement, dans des lieux d’exil « éphémères et précaires », où le séjour était considéré comme un « accident temporaire »… se poursuivant de siècle en siècle.

Or cesser l’errance c’est retrouver la terre promise, regagner Jérusalem et non quelque autre « foyer » (pour reprendre le terme de la déclaration Balfour) que des gouvernements embarrassés, mais imaginatifs, auraient volontiers situé à Chypre ou au Mozambique.

Malgré l’appel du retour à Sion chez des pionniers pleins « d’ardeur, de disponibilité et de candeur » et disposés à « entreprendre le plus hasardeux des voyages », les manifestations les plus courantes de cette nostalgie se limitèrent longtemps, pour la plupart, au maintien de la tradition et à la pratique des lamentations, jusqu’au XIXe siècle qui vit « cristalliser l’idée sioniste ». Si la Russie tsariste excelle alors dans l’art des pogroms, si la papauté est réticente, si la fraction riche des juifs de France ne s’y trouve pas mal en dépit de l’affaire Dreyfus et joue plutôt l’assimilation, la compréhension vient de Londres, où Shaftesbury déclare en toute simplicité que « les temps messianiques mûrissent à l’horloge d’Israël », et de Berlin, où Guillaume prête une oreille attentive et intéressée.

Enfin Herzl vint… Le livre constitue à titre accessoire une biographie de ce « messie authentique, à la fois Jules Verne, Bismarck et Washington ». On pourrait dire aussi Tintin au pays des Gentils, car ce personnage tenace au cerveau fertile envisagea toutes les solutions, même les plus farfelues. Commis-voyageur infatigable, souvent rabroué ou éconduit (« Rotschild vous donnera 500 francs ! »), Herzl reste le premier à avoir organisé « les retrouvailles d’un peuple » lors du congrès sioniste de Bâle, acclamé par une foule de Suisses criant « Vivent les Juifs », ce qui est tout de même à inscrire au livre des records !

Il avait semé. Un demi-siècle fut nécessaire pour faire lever la moisson. Trois facteurs y contribuèrent. D’abord, la réapparition de deux catégories oubliées : d’une part le juif-laboureur en short kaki de la kevoutsah (ancêtre du kibboutz) qui fait « pousser du blé juif et bourdonner des abeilles juives » ; d’autre part le juif-soldat, passant de l’autodéfense à la légion juive de l’armée Allenby (occasion pour l’auteur, jamais avare d’exemples, de montrer que les vertus guerrières de Tsahal ne tiennent pas de la génération spontanée). En second lieu intervint la conjoncture : toujours soucieuse de se procurer des appuis sur la route de Suez, la Grande-Bretagne entendait contrôler le démembrement de l’Empire turc et peut-être créer un « dominion juif ». Enfin s’imposa un homme : Weizmann, successeur de Herzl mais aussi différent de lui qu’il est possible et qui passe « de l’alchimie à la chimie » (l’acétone, c’était lui !).

Ouvrage utile, documenté et clair ; regard sur le passé qui fait rencontrer au lecteur aussi bien le sultan Abdul Hamid que le cardinal Gaspard (et ne le perturbe que par la discutable mise en facteur commun de la situation en 1918 de Nancy, Metz et Strasbourg) ; et aussi thèse passionnée d’un expert qui, avec une obstination digne de Herzl, consacre sa plume à Israël depuis plus de 30 ans et parvient paradoxalement – mais qui pourrait l’accuser, ô Michelet, d’être le seul ? – à concilier la rigueur de l’historien et la fougue du polémiste. ♦

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