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  • Revue n° 829 Avril 2020
  • L’Honneur, pas les honneurs – Mémoires, tome II – Le Soviet des capitaines

L’Honneur, pas les honneurs – Mémoires, tome II – Le Soviet des capitaines

Pierre Brière, « L’Honneur, pas les honneurs – Mémoires, tome II – Le Soviet des capitaines  » Revue n° 829 Avril 2020 - p. 127-129
Auteur(s) de l'ouvrage : Pierre Montagnon Bernard Giovanangeli Éditeur, 2019 ; 285 pages 

L’Honneur, pas les honneurs – Mémoires, tome II – Le Soviet des capitaines

Après avoir, avec lui, crapahuté au 2e REP en Algérie puis participé au putsch, nous avons assisté à la fin de la carrière militaire du capitaine Pierre Montagnon au cours de son procès et sa condamnation à un an de prison avec sursis. Il est désormais définitivement civil : « Mais pas question d’abandonner. Bien que civils, il y a encore à faire pour défendre l’Algérie française. »

L’aventure commence au lendemain du verdict, le 21 juillet 1961. Avec son ami, le capitaine Branca, également ancien du REP, ils ont décidé de rejoindre clandestinement l’Algérie pour poursuivre le combat. Dénoncés, ils doivent se cacher avant de prendre, le 18 septembre, un vol du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE) pour Alger, obtenu grâce au Père Casta, célèbre aumônier des Paras.

Aussitôt débarqués, ils sont pris en compte par l’Organisation de l’armée secrète. Désormais, c’est une passionnante immersion au cœur de l’OAS que nous allons vivre dans les pas de l’ex-officier de Légion. Nous y rencontrerons toutes les grandes figures du combat pour l’Algérie française.

Tout d’abord, le général Salan, le grand chef de « la résistance à l’abandon ». Montagnon ne cache pas son admiration pour cet homme vis-à-vis duquel il était jusqu’alors réservé : « Nonobstant les aléas de la clandestinité et repoussant la sécurité d’un poste de commandement dans un exil doré, Raoul Salan a jugé que sa place était à Alger. Au milieu des combattants, au contact des péripéties quotidiennes, il dirige et livre sa bataille. Sa dignité dans l’adversité, la modestie de son train de vie, les sacrifices volontairement consentis, ajoutés aux espoirs qu’il représente, vont auréoler son nom dans le cœur des Algérois. »

Susini, un des n° 1 de l’Organisation, jeune homme, vingt-huit ans, intelligent, d’une grande maturité politique, « c’est un vrai chef révolutionnaire [résolu à] arriver à ses fins, quel qu’en soit le chemin. Côté efficace, mais déplaisant de sa personnalité ».

Le colonel Gardes, un officier accueillant et sympathique au glorieux passé de combattant, mais qui dirige l’organisation des masses, « monstrueuse structuration dite politique de la population algéroise », au milieu d’une énorme paperasserie où figurent en clair noms et instructions, ce qui n’est pas sans inquiéter Montagnon.

Roger Degueldre, « Delta », ex-lieutenant du 1er REP, « physiquement, moralement, il en impose. C’est un colosse. Sa parole est chaude et assurée. Il reste calme, mais sait éclater. Ses yeux vifs révèlent une intelligence rapide et imaginative. C’est un révolutionnaire, le seul vraiment de façon absolue que possède l’OAS […] À Alger, il est le plus fort, disposant de ses commandos qui frappent où il l’entend […] Dans chaque corps Légion, il a un représentant sous-officier. Tout ce qui s’est déroulé dans l’OAS à Alger, il y a été mêlé de façon active ».

Bien d’autres portraits sont dressés de membres connus ou pas de cette organisation, civils ou militaires, les Gardy, Perez, Gardes, Château-Jobert, Martel, Broizat, Bernard, Delhomme, Ferrandi…

La nécessité d’un découpage d’Alger en secteurs solidement encadrés désigne Montagnon pour celui « d’Hussein-Dey, les faubourgs ouvriers à l’est d’Alger ». Il découvre le folklore Algérie française avec les concerts de casseroles et de klaxons, Ti-ti-ti Ta-ta, les détonations des « stroungas » (plasticages), soigneusement programmés par l’OAS qui affirme, face aux pouvoirs publics, sa mainmise sur la population européenne, car les quartiers arabes restent, eux, silencieux… Ce secteur et sa périphérie rassemblent un peu plus de 100 000 habitants. Ancien fief communiste gagné à la cause de l’Algérie française, il renferme le Grand séminaire et l’École de police, de nombreuses villas, des HLM, avec une population de petits fonctionnaires, militaires, retraités, modestes exploitants agricoles et maraîchers, la Mitidja est proche. Il faut organiser et discipliner, calmer les bouillants commandos, coordonner des actions-chocs pour montrer la force, exploiter les renseignements et les vérifier pour ne frapper qu’à coup sûr. Et puis, il y a l’intendance de la clandestinité : les faux papiers, les tracts à imprimer, les planques à trouver, le ravitaillement en munitions et explosifs se fera par complicités sur les chantiers ou dans l’Armée qui ne ménagera pas son aide à l’OAS. Et aussi la hantise d’être pris, en alerte perpétuelle.

Les sept sous-secteurs d’Alger sont tenus par trois capitaines, deux lieutenants et deux civils : d’un commun accord, ils se baptiseront « Le Soviet des capitaines ». « Branca apporte sa passion, Degueldre sa force, Achard son pittoresque, Gély son bon sens, Le Pivain sa solidité intransigeante, Picot d’Assignies son flegme et moi, ma sincérité. »

Bien secondé, bien renseigné, Montagnon organise son secteur. Pour les rentrées d’argent, de nombreux hold-up, dont plusieurs avec la complicité des directeurs d’agences qui indiquent le meilleur moment pour les exécuter ! Pour les effets militaires, les armes, le matériel radio, l’armement, des coups de main permettent de récupérer des stocks conséquents en vue de l’équipement de maquis futurs.

À partir de 1962, la lutte menée « aussi bien contre le FLN que contre la répression policière » s’intensifie. L’apport de recrues de qualité (dont plusieurs musulmans) permettra la formation de commandos mixtes qui se montreront particulièrement efficaces. L’affaire Leroy-Villard est développée dans un chapitre spécial qui illustre les tensions existant au sein de l’Organisation.

La victoire semble à portée de main. Toutefois, va arriver la période d’une intense chasse à l’homme. Les forces de l’ordre, qui renseignent le FLN, et les « Barbouzes » sont sans pitié. Ces derniers forment une sorte de milice privée, recrutée dans les bas-fonds de la métropole, pour lutter par tous les moyens contre l’OAS. Ils sont les exécuteurs des basses œuvres du gouvernement d’alors qui a décidé de livrer l’Algérie française au FLN, quel qu’en soit le prix à payer pour sa population. Les arrestations vont se succéder, accompagnées de leur lot de trahisons, de tortures et d’assassinats et, pour finir, le massacre de la rue d’Isly, le 26 mars 1962. Alors ? Alors, il faut quitter Alger et prendre le maquis pour continuer la lutte dans le bled.

Grâce à de courageux cheminots qui mettent un train spécial à sa disposition, Montagnon et sa cinquantaine de compagnons rejoignent l’Ouarsenis, après nombre de péripéties, pour monter un maquis OAS. Première opération, l’investissement du poste et de la SAS de Moulay Abd el-Kader, sans un coup de feu, et récupération des armes, munitions et matériels pour terminer l’équipement des « maquisards ». Le bachagha Boualam a donné son fils qui lance l’appel au ralliement de la population musulmane. De leur côté, les autorités militaires légalistes ont envoyé des avions en reconnaissance au-dessus du poste : ils recevront bientôt l’ordre de tir et bombarderont un avant-poste. Le ton est donné : il n’y aura pas de quartier ! C’est le départ vers la montagne et la traque commence ! Elle durera une semaine, du 30 mars au 6 avril, jour où, encerclés les « maquisards de l’Algérie française » préféreront se rendre plutôt que de faire couler le sang de soldats français. Les titres des deux derniers chapitres du livre, « La Berezina » et « Témoignages », disent bien ce qu’ils sont : la fin tragique du commandant Bazin, les arrestations, la vie en prison avec les chants paras et Légion qui montent dans la nuit, le départ des camarades pour les procès et… pour les exécutions. Sa proximité de cellule avec le lieutenant Roger Degueldre fait vivre les derniers moments de « Delta ».

Et puis, après quatre annexes particulièrement intéressantes, vient la conclusion de cet officier de Légion : « L’Algérie française, la volonté que des compagnons de combat ne soient pas morts pour rien, furent mes seuls emblèmes. »

Merci, mon capitaine, de ce récit passionnant tant par ce qu’on y apprend de l’intérieur de l’OAS que par l’émotion que vous avez insufflée à ces lignes et su faire partager à votre lecteur. ♦

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