Connexion
  • Mon espace
RDN Association loi 1904, fondée en 1939 RDN Le débat stratégique depuis 1939
  • Panier - 0 article
  • La Revue
  • e-RDN
    • Tribune
    • e-Recensions
    • Cahiers de la RDN
    • Débats stratégiques
    • Florilège historique
    • Repères
    • Brèves
  • Boutique
    • Abonnements
    • Crédits articles
    • Points de vente
    • Conditions générales de vente
  • Bibliothèque
    • Recherche
    • Auteurs
    • Anciens numéros
  • La RDN
    • Présentation
    • Comité d'études
    • L'équipe
    • Contact
    • Lettre d'infos
    • Agenda
  • Liens utiles
  • Mon espace
  • Connexion
  • Connexion

    Email :

    Mot de passe :

  • La Revue
  • e-RDN
    • Tribune
    • e-Recensions
    • Cahiers de la RDN
    • Débats stratégiques
    • Florilège historique
    • Repères
    • Brèves
  • Boutique
    • Abonnements
    • Crédits articles
    • Points de vente
    • Conditions générales de vente
  • Bibliothèque
    • Recherche
    • Auteurs
    • Anciens numéros
  • La RDN
    • Présentation
    • Comité d'études
    • L'équipe
    • Contact
    • Lettre d'infos
    • Agenda
  • Liens utiles
  • Accueil
  • e-RDN
  • Revue n° 415 Novembre 1981
  • La politique soviétique et le Tiers Monde

La politique soviétique et le Tiers Monde

Paul-Marie La Gorce (de), « La politique soviétique et le Tiers Monde  » Revue n° 415 Novembre 1981 - p. 127-134

Comme nous l'avons annoncé, cet article vient compléter, sur un sujet important, le dossier que nous avons constitué grâce à la reconstitution des débats sur le sujet : « La puissance de l'URSS est-elle sans faille ? »

Échecs et succès de la politique soviétique dans le Tiers Monde pourraient, au fond, trouver leurs sources dans les fondements théoriques du communisme contemporain : chez Marx et chez Lénine. Le premier, tout en condamnant les violences de l’ère coloniale, considérait celle-ci comme une étape historique décisive : elle annonçait la fin des économies médiévales, ou de type oriental, qui prévalaient encore dans une grande partie du monde, et frayait la voie au « marché unique » qui, d’un bout à l’autre de la terre, serait soumis à la loi commune du capitalisme industriel et de la civilisation européenne. Ainsi, selon Marx, les bases économiques, sociales et historiques du socialisme, c’est-à-dire le développement du capitalisme lui-même, s’étendraient à la dimension du monde. Cette conviction qu’Engels partageait était aussi celle, il faut le noter, de tous les théoriciens des autres écoles socialistes : tous partaient de l’idée suivant laquelle la civilisation européenne prévaudrait sur tout autre, renversant les structures archaïques, rétrogrades ou immobiles des autres sociétés et portant avec elle les valeurs du monde moderne et son avenir.

Lénine, stratège de la Révolution et songeant avant tout à la faire triompher, c’est-à-dire à permettre aux partis révolutionnaires de s’emparer du pouvoir, définit une stratégie de lutte contre les grands États capitalistes. On sait qu’elle se résumait en une formule aussi célèbre et imagée que paradoxale : un prince afghan révolté vaut mieux qu’un ouvrier travailliste anglais. Sa conviction étant que le capitalisme avait la possibilité de « corrompre » les élites ouvrières dans les pays industriels avancés — c’était le cas des ouvriers travaillistes anglais — et que cette possibilité lui venait de la surexploitation du reste du monde — par exemple des colonies de l’Empire britannique. Il en concluait naturellement que la révolte des peuples colonisés minerait les fondements du système impérialiste et faciliterait la tâche des révolutionnaires qui avaient pour rôle historique de l’abattre. Telle était la stratégie qui reçut sa consécration au célèbre Congrès de Bakou, en 1920, organisé en grande partie par Staline, et qui annonça la reprise en compte de tous les mouvements nationalistes en lutte contre l’impérialisme et le colonialisme par le communisme international lui-même.

Évoquer ces deux sources théoriques du communisme contemporain c’est redécouvrir les origines de la politique soviétique dans le Tiers Monde, des difficultés souvent insurmontables qu’elle rencontra, des percées qu’elle réussit. D’un côté, l’entreprise communiste se situe, comme Marx l’avait dit, dans la suite d’une modernisation radicale des économies et des sociétés du Tiers Monde, invoque les valeurs de la modernité, ne se conçoit pas en dehors d’une remise en cause des civilisations anciennes et se heurte à celles-ci au point d’apparaître comme un corps étranger dans la réalité nationale et sociale. Et, en même temps, elle se sert des nationalismes, veut s’identifier à eux, les stimule ou les exploite, de manière à menacer l’ordre capitaliste international et à y substituer un pouvoir socialiste.

Il reste 81 % de l'article à lire

 
 
 

L'article a bien été ajouté au panier.

Mon panierContinuer mes achats

URSS, communisme, indépendance, nationalisme, impérialisme

Partagez...

  • Accéder au sommaire du numéro

Février 2026
n° 887

Décision politico-militaire et commandement : repenser l’efficacité stratégique

Je participe au débat stratégique


À vos claviers,
réagissez au dossier du mois

 

Actualités

16-02-2026

Opération Chammal : décès d’un militaire français en opération au Levant

11-02-2026

Transrade : Du nouveau pour la rade de Brest

09-02-2026

Sophie Adenot décollera vers la Station spatiale internationale le 11 février pour la mission Epsilon de l’ESA

06-02-2026

Un niveau historique de commandes passées par la DGA en 2025

02-02-2026

Centenaire de Valéry Giscard d'Estaing

Adhérez au CEDN

et bénéficiez d'un statut privilégié et d'avantages exclusifs (invitations...)

Anciens numéros

Accéder aux sommaires des revues de 1939 à aujourd’hui

Agenda

Colloques, manifestations, expositions...

Liens utiles

Institutions, ministères, médias...

Lettre d'infos

Boutique

  • Abonnements
  • Crédits articles
  • Points de vente
  • CGV
  • Politique de confidentialité / Mentions légales

e-RDN

  • Tribune
  • e-Recensions
  • Cahiers de la RDN
  • Florilège historique
  • Repères

Informations

La Revue Défense Nationale est éditée par le Comité d’études de défense nationale (association loi de 1901)

Directeur de la publication : Luc de Rancourt

Adresse géographique : École militaire,
1 place Joffre, Paris VII

Nous contacter

Tél. : 01 44 42 31 90

Email : contact@defnat.com

Adresse : BP 8607, 75325 Paris cedex 07

Publicité : 01 44 42 31 91

Copyright © Bialec Tous droits réservés.