Politique et diplomatie - « La coopération militaire » israélo-américaine
Trois ans se sont écoulés depuis l’accord de Camp David de septembre 1978. Ce qu’on pouvait lire en filigrane dans les textes officiels qui en énonçaient les termes (1) et dans ceux qui en résultèrent (2) (le traité israélo-égyptien et ses annexes) est aujourd’hui affiché. Les entretiens que M. Menahem Begin a eus à Washington du 7 au 11 septembre avec le président Reagan et ses principaux collaborateurs ont consacré l’engagement direct des États-Unis dans les affaires du Proche-Orient et officialisé la « coopération militaire » entre les États-Unis et Israël, qui complète l’alliance conclue entre Washington et Le Caire.
M. Alexander Haig, le secrétaire d’État des États-Unis, a déclaré le 11 septembre que Washington et Jérusalem prendraient des mesures militaires communes pour défendre le Moyen-Orient « contre l’expansionnisme soviétique et d’autres menaces extérieures (3) ». Parallèlement, l’Administration a annoncé que les cinq avions AWACS, munis de radars sophistiqués et destinés à l’observation et à l’alerte à longue distance, dont la vente à l’Arabie Séoudite est en discussion devant le Congrès, seront soumis à des limitations quant à leur équipement technique et à leur rayon d’action et que leur utilisation devrait être contrôlée par les spécialistes américains (4).
Le resserrement des liens entre les États-Unis et Israël au niveau gouvernemental aura des conséquences qui méritent qu’on s’y arrête.
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