Le Centre pour le contrôle démocratique des forces armées de Genève (DCAF) a été fondé en octobre 2000 à l'initiative du gouvernement suisse. Fondation internationale de droit suisse soutenue par 45 États, il inspire et soutient les gouvernements et les Parlements des pays en transition dans leurs efforts pour renforcer le contrôle démocratique et civil des forces armées, et au-delà, du secteur de la sécurité dans son ensemble. Il encourage la coopération internationale dans ce domaine. S'il a privilégié jusqu'à ce jour la région euratlantique, il élargit désormais son horizon à d'autres continents, à commencer par l'Afrique. Troisième et dernier-né des centres de sécurité genevois, il forme avec le Centre de politique de sécurité et le Centre de déminage humanitaire, un triptyque unique et irremplaçable dans le monde d'aujourd'hui.
Le Centre de Genève pour le contrôle démocratique des forces armées (DCAF)
La fin de la guerre froide a provoqué en Europe et dans le monde l’ouverture d’un très grand nombre de chantiers de reconstruction d’un genre nouveau car ils concernent des États. Si certains de ces chantiers sont en voie d’achèvement, d’autres demeurent effervescents et beaucoup n’en sont encore qu’au stade initial. Il ne s’agit pas seulement de troquer un régime contre un autre, ou de promouvoir un nouveau système économique, mais bien d’instaurer des principes de gouvernement qui garantissent la stabilité régionale, éloignent les risques de conflit et ancrent la démocratie de façon irréversible au sein de la société par des institutions irréprochables.
Reconstruire
Il convenait d’abord de remédier aux dégâts constatés sur les pays soumis pendant plusieurs générations à l’autorité exclusive de régimes autoritaires, souvent fondés sur l’idéologie marxiste, comme à des dictatures longues et impitoyables. L’individu n’y avait plus sa place.
Réformer le secteur de la sécurité
Il fallait ensuite redonner au citoyen, et à la société civile, la plénitude de leurs droits et les moyens de les exercer. Cela devait passer, dans la plupart des cas, mais pas exclusivement, par la réforme du secteur de la sécurité.
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