Revue des revues
Le maintien de la paix, ou son imposition, est devenu le mode principal d’emploi prévisible des forces armées. Le général Ch. Millotat (1) propose des voies nouvelles pour la planification et la conduite des interventions militaires, dont la « reconstruction post-conflit » est une partie essentielle qu’il ne faut pas laisser à l’improvisation. Cette matière doit être étudiée dans les écoles d’arme et les académies militaires pour éviter des mécomptes.
Au Kosovo, cinq ans d’efforts intenses — et coûteux — de la part de la Kfor, de l’Unmik et de nombreuses ONG n’ont pas abouti à la réconciliation souhaitée entre les ethnies. Le marasme économique persiste (chômage) ; sous le vernis occidental (élections libres, gouvernement, amélioration du système scolaire et de la police, refonte du droit…), la haine ancestrale entre majorité albanaise et minorité serbe n’a pas diminué. Au premier prétexte, elle peut aboutir à une explosion comme en mars 2004 (2). En 1999, la résolution 1244 du Conseil de sécurité a chargé la Kfor de désarmer l’UCK et rétablir une sécurité permettant le retour des réfugiés et les activités de l’Unmik — Kfor et Unmik étant co-responsables de l’avenir de la province.
La Kfor a accompli la mission donnée, mais, simultanément, elle a dû aussi, sans directive particulière à ce sujet, s’occuper d’aide humanitaire et effectuer des travaux de toute sorte ; elle s’y est employée avec beaucoup de cœur et d’initiative (3) mais ce n’est qu’en 2002 que ces activités ont été orchestrées par l’EM/Kfor.
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