Les grands problèmes navals : le porte-avions (I) Justification et rôle du porte-avions de combat
Il faut se féliciter de la décision prise par le Parlement, en 1947, d’accorder à la Marine française la mise sur cale d’un porte-avions léger de combat : solution moyenne entre le porte-avions lourd, coûteux de construction et d’emploi, et le porte-avions d’escorte, de faible tonnage, lent et insuffisamment armé (20 avions). Un porte-avions léger de combat (40 à 50 avions) est à la mesure de notre situation financière actuelle et de notre force navale d’intervention pour laquelle il est un minimum indispensable.
Le porte-avions a fait couler beaucoup d’encre depuis 1945. Ses adversaires ont, certes, une grande notoriété en matière d’aviation, mais les raisons de sa survie sont tellement impératives que l’on peut puiser même dans ces polémiques brillantes la justification de son droit à l’existence et la preuve qu’il faut moderniser notre Marine en construisant dans les années à venir les quelques porte-avions que réclame l’aéronautique navale.
Le maréchal de l’Air sir Arthur Harris écrivait après la guerre : « Dans l’avenir il sera aussi funeste de compter sur une arme démodée que de n’avoir pas d’arme du tout. » Une fois cette prémisse posée, on pourrait en déduire, à la manière de nos professeurs de logique :
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