Nul ne peut dissuader, en le menaçant de mort, un terroriste qui recherche cette mort. Il reste cependant possible d’agir sur les États qui le soutiennent. Dans le climat confus d’après guerre froide, la dissuasion trouve donc, au moins contre les formes d’hyperterrorisme qui nécessitent l’assistance d’un État, un sens et un rôle nouveaux.
Face au terrorisme, la dissuasion en style indirect
Faced with terrorism, an indirect approach to deterrence
The threat of death will not deter a terrorist who seeks death. It remains possible, however, to act against the states which support him. In the confused climate of the post-Cold War era deterrence is finding a new direction and a new role, at least against the forms of ‘hyperterrorism’ that need the assistance of a State.
La vague d’attentats du 7 juillet 2005 à Londres, malgré l’échec de la suivante, a rappelé l’importance du terrorisme et a été confirmée par le nouveau massacre à Bali. Or, le terrorisme a toujours tendance à croître en amplitude, chaque équipe de criminels voulant dépasser en horreur ses prédécesseurs, d’autant plus que les médias amplifient la compétition par leurs effets de caisse de résonance.
Le risque est donc le passage à un « hyperterrorisme » mot qui avait été utilisé à tort pour les attentats du 11 septembre 2001, surtout lorsqu’ils ont été décrits comme accomplis « avec de simples cutters » alors que l’arme réelle était l’avion de ligne, joyau de la construction aéronautique, capable d’emporter en soute, par son seul carburant, une énergie du niveau de la kilotonne (soit un vingtième d’une arme nucléaire plausible) (1). Pourtant, l’avion de ligne est un moyen de transport banal. Le véritable hyperterrorisme serait un changement de nature de l’arme utilisée.
Les différentes « armes de destruction massive » sont :
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