Défense en France - Le ministère de la Défense met en place la Direction générale des systèmes d'information et de communication
La modernisation de l’État suppose et doit s’appuyer sur un immense bouleversement informatique. Avec Adèle (administration électronique) et ses sous-projets, le gouvernement pilote plus de 200 projets de toutes natures qui concernent l’informatique de gestion et d’administration. Le ministère de la Défense y participe bien sûr, mais il a aussi ses propres programmes dans le domaine opérationnel et dans le domaine scientifique et technique. S’il doit s’inscrire dans le cadre de la politique générale pour l’informatique de gestion et d’administration, il doit aussi veiller à la cohérence de l’ensemble de ses systèmes entre eux et à l’interopérabilité avec ceux des pays alliés dans le domaine opérationnel. Jusqu’à présent, cette coordination d’ensemble devait être assurée par le Directoire des systèmes d’information et de communication (Dirsic) créé par arrêté du 30 décembre 1998. Coprésidé par le chef d’état-major des armées, le délégué pour l’armement et le secrétaire général pour l’administration, ce directoire dispose d’un secrétariat permanent (le Secdirsic) auquel le Fonctionnaire de la sécurité des systèmes d’information (FSSI) du ministère est rattaché. Un certain nombre de décisions ont été prises pour renforcer cette coordination. C’est ainsi que :
- pour ce qui concerne les systèmes d’information opérationnels et de communication, si la préparation du futur, la démarche capacitaire, les plans d’équipement sont élaborés et mis en œuvre par le Collège architecte de systèmes de forces — officier de concept opérationnel C3R, les responsables des domaines techniques, systèmes d’information opérationnels et sécurité de systèmes d’information, les services de programmes de la DGA et les états-majors — la mise en œuvre et le soutien de ces systèmes sont assurés, depuis le 1er janvier 2006, par la Direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information de la défense (Dirisi) ;
- pour l’informatique d’administration et de gestion, le SGA s’est vu confier la mission de rationaliser le domaine en 2003 ;
- pour l’informatique scientifique et technique, la DGA est le principal acteur et assume une responsabilité d’ensemble.
Le dispositif est complété par diverses commissions.
Il reste 82 % de l'article à lire
Plan de l'article



_astronaut_Sophie_Adenot_(jsc2025e058846_alt).jpg)



