Quatre facteurs essentiels déterminent aujourd’hui la situation sur le marché mondial : la croissance rapide des besoins des pays asiatiques en ressources énergétiques ; le décalage qui s’accroît entre les volumes consommés et produits dans les pays industrialisés ; le potentiel des unités de raffinage et de transport est d’ores et déjà insuffisant et les possibilités supplémentaires de production de pétrole sont limitées ; enfin, la faible transparence du commerce mondial de l’« or noir ». La poursuite des travaux visant à rapprocher les stratégies et les systèmes énergétiques constitue un axe très important de la coopération Russie-Union européenne. Un dialogue semblable a débuté avec les principales puissances émergentes d’Asie-Pacifique. Notre coopération, y compris dans le cadre de la présidence russe au G8, sera essentiellement axée sur la mise en place d'un système commun de valorisation des aspects-clés de la politique énergétique. Nous sommes prêts à y servir d’intermédiaire entre toutes les parties concernées.
Les potentialités du dialogue énergétique
The possibilities for an energy dialogue
Four essential factors determine today’s situation in the world market: the rapid growth in the demand for energy resources in Asian countries; the increasing gap between the quantities produced and those consumed in the industrialised countries; the capacity of refining facilities and transport is already insufficient, and additional oil production possibilities are limited; and finally, the lack of openness in the world market in ‘black gold’. Efforts aimed at bringing together energy strategies and systems are a key part of the cooperation between the European Union and Russia. A similar dialogue has begun with the principal emerging powers of the Asian-Pacific Region. Our cooperation, including that within the framework of Russia’s presidency of the G8, will essentially be aimed at putting in place a common system of development of the key aspects of our energy policy. We are ready to act as intermediary between all the parties concerned.
La stratégie énergétique de la Russie devient un thème de plus en plus actuel pour la communauté mondiale, tout particulièrement en cette année 2006 de présidence russe du G8. L’une des principales questions à l’ordre du jour du prochain Sommet des « Huit » sera la sécurité énergétique globale. Il serait absurde de rater l’occasion d’en discuter avec la Russie, qui est le plus gros exportateur de gaz et de pétrole des pays membres du G8 et détermine pour beaucoup l’état du marché mondial.
Ce thème global peut être divisé en questions concrètes. La situation sur le marché mondial dépend aujourd’hui de quatre facteurs essentiels : la croissance rapide des besoins des pays asiatiques en ressources énergétiques (jusqu’à 45 % de l’accroissement prévu de la demande mondiale de pétrole) ; le décalage croissant entre les volumes de pétrole et de gaz consommés et produits dans les pays industrialisés (ainsi, en Europe, la consommation de gaz d’importation est attendue au niveau de 60 à 70 % d’ici 2020, alors que la plupart des grands pays asiatiques ont déjà dépassé cet indice) ; le potentiel des unités de raffinage et de transport est d’ores et déjà insuffisant, et les possibilités supplémentaires de production de pétrole sont limitées. Enfin, la faible transparence du commerce mondial de l’« or noir ».
Toutes ces données mettent au premier plan le problème de la sécurité énergétique. Pour la Russie, ce n’est pas seulement une question intérieure nationale, c’est avant tout un enjeu global : celui de l’approvisionnement fiable des pays et des populations de la planète en ressources énergétiques, c’est un problème concernant l’ensemble de la communauté mondiale. Lors de ce dialogue global nous devons, selon moi, élaborer des actions communes dans toute une série de tâches complexes, à savoir la stabilisation des marchés des matières premières énergétiques, l’augmentation des investissements dans le secteur énergétique, le développement efficace de la production d’énergie et de l’infrastructure énergétique. Sans oublier, ce faisant, l’équilibre entre la production de matières énergétiques et l’environnement.
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