Les enseignements stratégiques de l'opération de l'Otan au Kosovo
Au cours de cette demi-journée d’étude, nous sommes chargés, Dominique David et moi, de vous exposer nos idées, nos convergences et, éventuellement, nos divergences sur le thème, à la vérité très ouvert et susceptible de larges développements, des enseignements stratégiques de l’opération de l’Otan au Kosovo.
Les concepts de RMA (Revolution in Military Affairs, RAM en français) et de « zéro mort » sont à la mode depuis quelques années, disons depuis le début des années 90. S’agissant du premier, nous avons au Crest été étroitement associés aux réflexions menées en France à son propos et, dès juillet 1993, nous rencontrions à Washington les chercheurs américains qui commençaient à réfléchir à ce problème. Pour ce qui est du second concept, je suis, en ce qui le concerne et depuis qu’il a été formulé, extrêmement circonspect, pour ne pas dire totalement opposé.
Or, à l’occasion de la récente campagne aérienne dans les Balkans, ces deux concepts ont été maintes fois évoqués, et semblent avoir sous-tendu, à tout le moins pour ce qui en est apparu médiatiquement, une bonne part des choix stratégiques, opératifs et tactiques faits par l’Otan et, bien sûr, par les gouvernements qui inspiraient ou imposaient ces choix.
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