Diplomatique - L'affaire indonésienne - Rebondissement de la crise en Palestine - L'accord sur la Ruhr
La clôture, le 12 décembre 1948, de la troisième session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies laisse pendants tous les problèmes qui furent abordés pendant ces trois mois. Toutefois, l’Assemblée n’a pas voulu se séparer sans voter une déclaration universelle des Droits de l’Homme. L’Assemblée se réunira donc à nouveau le 1er avril prochain à Lake Success en session extraordinaire pour tenter de terminer le programme que la Session ordinaire a été incapable d’achever. Quant au Conseil de sécurité, qui avait décidé de siéger à Paris jusqu’au 17 décembre, l’affaire indonésienne et l’urgence de porter remède à une situation particulièrement délicate l’obligèrent à prolonger sa session parisienne jusqu’au 29. C’est au début de janvier qu’il reprendra à Lake Success l’examen de cette dernière question.
Dans la nuit du 18 au 19 décembre, les troupes hollandaises déclenchaient, en effet, une action militaire de grande envergure à Java contre les autorités républicaines d’Indonésie et les forces dont elles disposent. On se souvient qu’en été 1947, l’intervention du Conseil de sécurité avait réussi à arrêter les hostilités, puis, par l’entremise d’une Commission des Bons offices de l’ONU, à faire accepter par les deux parties un accord signé au mois de janvier 1948 à bord du navire Renville. Après cet accord préliminaire, les négociations s’étaient prolongées entre le gouvernement hollandais et le gouvernement républicain de M. Mohamed Hatta sans résultats appréciables.
Pendant que les opérations militaires évoluaient rapidement en faveur des forces hollandaises qui s’emparaient presque sans pertes de la capitale républicaine, le Conseil de sécurité se réunissait à Paris à la demande des États-Unis et de l’Australie. La Commission des Bons offices des Nations unies accusait formellement les Pays-Bas d’avoir violé l’accord du Renville. L’arrestation de tous les membres du gouvernement républicain indonésien ajoutait à l’émotion provoquée dans les milieux diplomatiques et dans l’opinion des nations traditionnellement hostiles aux entreprises coloniales.
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