Économique - Prix - Production - Investissements - Commerce extérieur
La discussion devant le Parlement des projets financiers du gouvernement fournit l’occasion de remettre en cause la politique économique à laquelle M. Antoine Pinay a attaché son nom (chronique rédigée avant la chute de son gouvernement).
À vrai dire, on comprend mal la violence des attaques dont cette politique est l’objet de la part de certains « spécialistes », ou prétendus tels. Il serait évidemment absurde de soutenir que notre situation économique est voisine de la perfection et que nous n’avons plus qu’à nous laisser vivre, voire, comme le réclame la Confédération générale du travail (CGT), à réduire la durée légale du travail en versant des salaires accrus. Tentons de prendre quelques points de repère dans la conjoncture actuelle et de préciser où nous en sommes sur les problèmes les plus contestés.
Prix
Si curieux que cela puisse paraître à nos lecteurs, nous dirons peu de chose du niveau des prix. Rien de nouveau n’est, en effet, intervenu en ce domaine depuis notre chronique du numéro de novembre. Les prix français ont encore légèrement fléchi depuis septembre et sont maintenant à peu près stationnaires. Le mouvement de baisse des prix de détail reste en retard sur celui des prix de gros, et ce décalage ne laisse pas, à la longue, de susciter quelques inquiétudes : le secteur distribution semble bien exercer ici un effet de « freinage à la baisse » qui appelle, sans nul doute, des mesures de réorganisation, peu compatibles malheureusement avec les tendances des partis qui soutiennent le gouvernement. Quoi qu’il en soit, toute critique des résultats acquis en ce domaine ne peut que recouvrir un parti pris de dénigrement systématique.
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