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Le plan de paix américain, perçu comme une capitulation ukrainienne, a provoqué une réaction européenne pour sauver l’Ukraine. Trump, pressé de négocier avec la Russie, ignore les Ukrainiens et fragilise l’Europe, qui doit renforcer sa défense. La guerre continue, Moscou visant toujours la soumission de l’Ukraine.
Editorial —Weekend in Geneva
The American peace plan, perceived as a Ukrainian capitulation, provoked a European reaction to save Ukraine. Trump, eager to negotiate with Russia, is ignoring the Ukrainians and weakening Europe, which must strengthen its defenses. The war continues, with Moscow still aiming for Ukraine's subjugation.
Comme cet été avec la rencontre Trump-Poutine à Anchorage, l’Ukraine et l’Europe ont senti le vent du boulet de la défaite souffler. Le plan de paix en 28 points proposé par le Président américain jeudi dernier avec une « deadline » fixée au jeudi 27 novembre, le Thanksgiving day, n’était ni plus ni moins que la capitulation de l’Ukraine et, de ce fait, la satisfaction des exigences russes. Washington se faisait fort de régler directement ce trop long conflit en dealant directement avec Moscou, en se fichant bien du sort des Ukrainiens et en passant par-dessus les Européens.
Très clairement, un mauvais remake de Munich et de Yalta.
D’où l’urgence d’un nouveau sommet conduit ce dimanche à Genève entre les États-Unis, l’Ukraine et le groupe des E3 réunissant la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne pour essayer de « sauver les meubles » face au projet américain sur lequel on s’interroge toujours et la façon dont il a été construit ; et ce, sous la dictée des Russes ?
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