Le Rafale monte en cadence
© Dassault Aviation
Dassault Aviation vient de communiquer sur ses résultats 2025 avec une montée en cadence de la production des avions Rafale. Cela constitue un enjeu majeur pour notre défense, nos exportations et pour notre Base industrielle et technologique de défense (BITD).
La cadence minimum pour la viabilité de la chaîne Rafale avait été fixée à 11 avions par an, soit un appareil par mois (août étant fermé). Depuis le premier contrat à l’exportation pour l’Égypte en 2015, la production a régulièrement augmenté, sachant qu’elle implique toute une série d’entreprises allant de Safran et Thales à de multiples PME-ETI.
En 2024, 21 appareils avaient été livrés se répartissant en 14 pour l’Armée de l’air et de l’Espace et de 7 à l’exportation. Pour 2025, les prévisions étaient de 25 engins. Au final, 26 Rafale sont sortis des chaînes d’assemblage avec 11 appareils pour la France et 15 pour l’export, soit un appareil toutes les 2 semaines. On peut espérer que pour 2026, la barre des 30 avions soit atteinte.
En 2025, 26 Rafale Export ont été commandés, avec un carnet, au 31 décembre 2025, de 220 appareils à construire se répartissant en 175 à l’étranger et 45 pour la France. Le Projet de loi de finances (PLF) 2026, s’il est voté par le Parlement, prévoit la commande de deux Rafale pour l’Armée de l’air et de l’Espace ; sans compter, bien sûr, les actuels prospects à l’exportation dont l’Inde et, à terme, l’Ukraine.
Le défi est, désormais, de poursuivre la montée en cadence de la production pour atteindre le palier de trois appareils par mois, puis éventuellement quatre.
Publié le 09 janvier 2026
Jérôme Pellistrandi





