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  • L’impensé des conflits intra-alliés dans les traités de sécurité collective. Réflexions juridiques et stratégiques à partir du cas hypothétique du Groenland (T 1796)

L’impensé des conflits intra-alliés dans les traités de sécurité collective. Réflexions juridiques et stratégiques à partir du cas hypothétique du Groenland (T 1796)

Emmanuel Caulier, « L’impensé des conflits intra-alliés dans les traités de sécurité collective. Réflexions juridiques et stratégiques à partir du cas hypothétique du Groenland (T 1796)  », RDN, 04 février 2026 - 7 pages

L’impensé des conflits intra-alliés : le Groenland, miroir des failles de l’Otan. Face à l’hypothèse d’une attaque américaine contre ce territoire danois, le droit international et les traités de sécurité collective (comme l’article 5 de l’Otan) révèlent leur fragilité. Sans mécanisme pour gérer un conflit entre alliés, l’Alliance repose sur un équilibre précaire : la confiance, la diplomatie et la puissance brute, bien plus que sur des règles juridiques. Une crise au Groenland exposerait l’Otan à son paradoxe fondateur – l’allié comme ennemi potentiel – et forcerait l’Europe à repenser son autonomie stratégique.

The unacknowledged role of intra-allied conflicts in collective security treaties: Legal and strategic reflections based on the hypothetical case of Greenland

The unacknowledged aspect of intra-allied conflicts: Greenland, a mirror of NATO's weaknesses. Faced with the possibility of an American attack against this Danish territory, international law and collective security treaties (such as NATO's Article 5) reveal their fragility. Without a mechanism for managing conflict between allies, the Alliance rests on a precarious balance: trust, diplomacy, and brute force, far more than on legal rules. A crisis in Greenland would expose NATO to its founding paradox—the ally as a potential enemy—and would force Europe to rethink its strategic autonomy.

Les alliances de sécurité collective se dressent comme des cathédrales suspendues entre la raison et l’effroi, des architectures de pierre et de silence, où chaque tour scrute l’horizon avec l’attention d’un veilleur. Elles naissent de l’obsession humaine pour la préservation, de ce désir obstiné de conjurer le chaos : un réseau délicat de pactes et de promesses, où chaque nation devient la sentinelle de l’autre et, tout engagement, un rempart fragile mais lumineux contre l’ombre. L’ennemi qu’elles désignent est toujours extérieur, tangible, commun – un spectre dont la seule présence ordonne et soude l’édifice vacillant de la coopération, comme si l’invisible maintenait l’invisible.

Dans cette vision, héritière d’une philosophie libérale-institutionnaliste, la politique devient architecture et la durée se construit avec l’exactitude d’un maître d’œuvre : règles, procédures et attentes partagées se combinent pour sculpter la fragile permanence des alliances. La coopération n’y naît plus du hasard, mais du rituel patient d’un art politique où le calcul et la prévoyance se mêlent à l’intuition des équilibres et à la persistance silencieuse des alliances. C’est dans ce tissage subtil, entre vigilance et prudence, que le monde trouve, aujourd’hui, son équilibre précaire.

Toutefois, sous cette façade polie, les alliances détournent le regard de l’ombre insidieuse des dissensions internes : le traité se tait face à l’éventualité, dérangeante et extrême, d’un conflit entre alliés. Ce silence n’est pas une faille, mais un choix mûrement calculé, politique et stratégique, une reconnaissance que l’idéalisme normatif rencontre tôt ou tard les lois implacables de la puissance et de la souveraineté.

L’hypothèse, improbable mais éclairante, d’une attaque américaine contre le Groenland – vaste territoire suspendu entre glace et solitude, sous l’ombre lointaine du royaume du Danemark – révèle les fractures invisibles de l’ordre mondial : les limites du droit, la délicatesse du consensus, la fragilité de la confiance. Dans cette menace, même seulement envisagée, se jouent déjà un levier de rééquilibrage intérieur pour les États-Unis, un catalyseur stratégique pour l’Europe et la cruelle évidence de l’impuissance des instruments juridiques face à la souveraineté américaine.

Ainsi, sous la surface lisse et ordonnée des traités et des alliances, l’histoire murmure ses vérités essentielles : que la paix repose moins sur la loi que sur l’équilibre des forces, que la coopération n’est qu’un fragile artifice contre la force brute des intérêts et que seule la vigilance, tant éveillée que lucide, garde la mémoire des possibles ruptures. Les pactes, les promesses, les silences deviennent alors une épreuve de prudence et de clairvoyance, un art difficile que seules les nations capables de mêler raison, anticipation et imagination peuvent espérer maîtriser.

Dans ce vaste édifice de pierre, de calcul et de promesse, le monde se révèle enfin dans sa vérité la plus haute : une cathédrale fragile et lumineuse, suspendue entre le tumulte des siècles et le souffle immobile des alliances, où la prudence, la lucidité et le courage sont les seules fondations capables de résister aux tempêtes de l’histoire. Dans ce silence éloquent, chaque nation, telle une flamme vacillante, participe à l’architecture d’un ordre précaire mais sublime, où l’impermanence même devient un art de vivre et de protéger.

L’ombre de l’ennemi intérieur

Les alliances, qu’elles se déploient dans les traités ou sur le papier glacé des doctrines, reposent sur un postulat silencieux : l’allié ne saurait être l’ennemi. Cette fiction fondatrice irrigue l’ensemble du dispositif normatif et conditionne la lecture même des obligations réciproques. Elle s’inscrit dans la tradition libérale, selon laquelle les États démocratiques alliés partagent des préférences fondamentales, rendant la guerre entre eux non seulement improbable, mais conceptuellement impensable voire impossible.

Pourtant, dès que l’on s’aventure sur le terrain théorique, mais troublant, d’un conflit intra-allié, le langage du traité se dissout dans le non-dit. L’ombre d’un ennemi intérieur plane alors sur la confiance, menaçant de fissurer l’édifice soigneusement bâti de la sécurité partagée. La pensée réaliste, de Morgenthau à Waltz, rappelle que l’alliance n’abolit jamais la logique anarchique du système international : elle ne fait que la suspendre, fragilement, tant que les intérêts convergent et que la vigilance reste intacte.

Le Groenland, territoire polaire stratégique relevant du Danemark, agit ici comme un miroir cruel, révélant l’invisible : la vulnérabilité du droit, la fragilité du consensus et la tension constante entre souveraineté et cohésion. Les clauses, les articles, les protocoles, s’ils paraissent solides, portent en eux le germe des fractures silencieuses, celles que l’alliance préfère ignorer, mais qui existent néanmoins, inscrites dans l’ombre des traités et dans le vide des non-dits.

Ainsi, l’ennemi intérieur n’est pas un acteur visible, il est suspicion, doute et possibilité. Il hante la logique de l’alliance, rappelle que la confiance est fragile, que la solidarité n’est jamais acquise et que l’ordre international n’est que la mince pellicule qui recouvre l’anarchie permanente. Là où les traités se font cérémoniels, l’ombre demeure, silencieuse et persistante, prête à rappeler que le plus grand danger pour une alliance n’est pas toujours l’étranger, mais l’ombre portée de l’allié lui-même.

Le Groenland : miroir des limites du droit international

Depuis 2009, le Groenland jouit d’une autonomie étendue, mais demeure juridiquement subordonné au Danemark, en vertu de la loi sur l’autonomie du Groenland (Self-Government Act), qui réserve explicitement à Copenhague la compétence sur la défense, la sécurité et les relations internationales. Toute attaque contre ce territoire s’analyse, en droit international public, comme un acte imputable à l’État agresseur, constituant une violation de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du Royaume du Danemark, État membre de l’Alliance atlantique.

Une telle action ne se réduirait pas à une simple opération militaire ; elle serait un déchirement du tissu juridique et politique de la communauté internationale. Elle constituerait un acte internationalement illicite, en violation de l’article 2 §4 de la Charte des Nations unies, qui interdit expressément la menace ou l’usage de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un État. Elle engagerait, sans équivoque, la responsabilité internationale de l’agresseur, conformément aux articles de la Commission du droit international relatifs à la responsabilité de l’État pour fait internationalement illicite. Elle contreviendrait également à l’article 1 du Traité de l’Atlantique nord, qui impose aux parties l’obligation de régler tout différend par des moyens pacifiques et de s’abstenir de recourir à la force d’une manière incompatible avec les buts de l’Organisation.

Au-delà, toutefois, de la stricte application du droit, cette éventualité révèle la fragilité des certitudes : même la loi la plus soigneusement formulée, même l’alliance la plus solidement cimentée, n’éteignent pas la possibilité du conflit. Le Groenland, vaste et silencieux, devient alors un miroir des tensions latentes, un symbole de l’intrication entre souveraineté et protection collective, ainsi qu’un rappel cruel que l’ordre international repose autant sur la vigilance et la confiance que sur les textes et les conventions. Tout article violé, tout principe transgressé, apparaît comme une fissure dans la cathédrale de pierre et de promesses que les nations ont patiemment édifiée : fragile, lumineuse, mais toujours menacée par l’ombre des ambitions et des incertitudes.

Le droit face à la puissance

Dans une lecture positiviste, ces violations appellent la mise en œuvre des obligations de cessation, de non-répétition et de réparation, conformément aux principes dégagés par la Cour internationale de Justice (CIJ) dans l’affaire Nicaragua (1986, §§176-177) et la doctrine consécutive. Le droit y apparaît comme une architecture claire, ordonnée, où l’illicéité appelle mécaniquement la sanction et la réparation.

Cependant, dans une lecture réaliste, la même architecture se fissure : ces obligations demeurent subordonnées à la capacité effective de l’agresseur à s’y conformer et, surtout, au rapport de force qui régit l’arène internationale. Le droit cesse alors d’être un maître autonome, il devient miroir des puissances et de leurs volontés, fragile échafaudage suspendu au consentement et à la contrainte.

Le cas du Groenland illustre la fragilité du droit face à la puissance au sein de l’Otan. Juridiquement protégé par le droit international et la Charte des Nations unies, toute attaque contre ce territoire relèverait de l’illicéité et engagerait la responsabilité de l’agresseur. Dans la réalité, néanmoins, ces obligations demeurent subordonnées à la capacité des États à les respecter et au rapport de force international.

L’article 4 du Traité de l’Atlantique nord prévoit une consultation entre membres lorsqu’un allié se sent menacé. Pourtant, si l’agresseur est le membre le plus puissant de l’alliance, la solidarité se dissout : chaque allié conserve son libre arbitre et l’efficacité repose sur le consentement implicite de tous. Ce qui semble un instrument juridique devient un fragile pacte de confiance, un outil de signalisation stratégique plutôt qu’une garantie automatique.

Le Groenland révèle ainsi le paradoxe de l’Otan. Le droit existe, mais sa force réelle dépend de l’équilibre des puissances, de la réputation et de la confiance mutuelle. L’alliance est protégée par la norme et la diplomatie, mais exposée aux limites du droit lorsque les intérêts des puissants se confrontent. Dans ce territoire polaire stratégique, la puissance, la loi et la confiance se mêlent dans un équilibre précaire, miroir des paradoxes de la défense collective.

Cette impuissance ne relève pas du hasard : elle dessine les contours d’un ordre international dont la force dépend de l’adhésion des puissants. Elle révèle également la fragilité des alliances face à l’arbitraire potentiel des États majeurs et nourrit, par ricochet, la tentation des autres puissances de relativiser, de contester ou de détourner la portée universelle des normes fondamentales qui prétendent régir l’ensemble de la communauté internationale. Dans ce théâtre, le droit se fait à la fois garant et spectateur : garant des principes, spectateur impuissant des ambitions, incapable d’agir lorsque la force se déploie sous ses yeux, mais toujours présent pour rappeler que la norme existe, même si son exécution repose sur la volonté des puissants.

L’article 5 du Traité de l’Atlantique nord est souvent présenté comme la pierre angulaire de la défense collective, une promesse gravée dans le marbre de la sécurité internationale. Pourtant, son invocation dans un contexte de conflit intra-allié révèle aussitôt sa fragilité. Derrière la grandeur apparente, il s’avère profondément politique, dépendant moins du droit que de la volonté des États et de la pesanteur de leur puissance. Chaque membre conserve la maîtrise de la réponse qu’il juge appropriée, conformément à ses procédures constitutionnelles et à ses équilibres internes, et nul mécanisme automatique ne saurait forcer l’action.

Le Danemark pourrait, en théorie, invoquer l’article 5 pour déclencher la défense collective. Toutefois, si l’agresseur est le membre le plus puissant de l’alliance, la logique de solidarité se dissout dans la réalité des rapports de force : l’article devient alors une chimère. Chaque allié conserve son libre arbitre et l’efficacité repose sur le consentement implicite des autres, consentement impossible sans l’assentiment de l’agresseur lui-même. Ce qui semblait un instrument juridique se révèle un fragile pacte de confiance et de discipline collective, suspendu à la volonté et à la puissance relative des membres, comme une passerelle tendue au-dessus de l’abîme de l’anarchie internationale.

Cette lecture rejoint les analyses institutionnalistes critiques : les traités de sécurité collective structurent les comportements, mais ils ne suppriment ni les asymétries de pouvoir, ni la possibilité de défection stratégique. La crédibilité de la défense collective repose moins sur la justiciabilité des engagements que sur l’équilibre fragile des intérêts, sur la confiance, la réputation et la mémoire historique des alliances. En ce sens, l’article 5 est à la fois une promesse et un leurre, un symbole qui protège autant qu’il révèle les failles de l’édifice, un miroir des paradoxes inhérents à toute coalition de puissances.

L’impensé stratégique : la gouvernance silencieuse de l’Alliance

L’Otan ne prévoit aucun mécanisme formel de suspension ou d’exclusion d’un membre agresseur. Cette lacune, souvent perçue comme une faille, contribue à la paralysie juridique de l’alliance en cas de crise interne. Elle ouvre, néanmoins, simultanément un espace de gouvernance informelle, où la diplomatie, la pression politique et l’isolement stratégique deviennent les instruments de régulation. Là où le droit se tait, la politique s’exprime dans toute sa complexité, dans le réseau invisible des alliances, des concessions et des menaces à peine formulées.

Le consensus, principe cardinal du Conseil de l’Atlantique nord, transforme cette faiblesse apparente en discipline collective : nul ne décide seul, nul ne contraint. En refusant de codifier le conflit interne, l’alliance empêche son institutionnalisation et réduit le risque d’escalade formelle. Le silence normatif devient ainsi une technique de stabilisation, un art subtil par lequel l’impensé gère les risques extrêmes. Dans cette retenue, l’invisible gouverne, et la prudence se fait instrument.

Cette approche s’inscrit dans une logique de régulation souple, caractéristique des régimes internationaux de sécurité, où la stabilité repose moins sur la contrainte juridique que sur l’intériorisation des normes et la peur de la rupture. Le silence n’est pas simple omission ; il devient tactique, stratégique, presque poétique. L’impensé se fait art, instrument de contrôle subtil, garant fragile mais réel de l’équilibre, veillant dans l’ombre et dans le non-dit, là où la loi formelle s’efface devant l’imprévisibilité des puissances et la complexité des rapports de force.

Cette lacune structurelle procède de raisons précises, profondes et délibérées. D’abord, la fiction fondatrice : l’allié ne saurait être l’ennemi. Ensuite, la préservation de la souveraineté : déléguer la coercition à un organe supranational serait incompatible avec la nature intergouvernementale de l’Otan. Enfin, la prévention des précédents déstabilisateurs : formaliser le conflit interne exposerait l’alliance à ses fractures et fragiliserait la dissuasion.

Ainsi, l’Otan confie la gestion de ses crises internes au politique et à la diplomatie plutôt qu’au droit formalisé, faisant de l’impensé un instrument de résilience stratégique, un art silencieux où la retenue et l’ambiguïté deviennent forces.

Conséquences systémiques et portée stratégique de la menace

L’enjeu dépasse la simple violation du droit. Un conflit intra-allié affecterait la crédibilité même de la sécurité collective, érodant la confiance mutuelle et rendant la prévisibilité stratégique incertaine. La simple menace, même non réalisée, exerce déjà ses effets systémiques.

Dans une lecture réaliste, elle rappelle que la coercition demeure un instrument de négociation, y compris entre alliés. Dans une lecture libérale, elle agit comme un choc exogène susceptible d’accélérer l’intégration européenne et le renforcement de l’autonomie stratégique ; sur le plan intérieur américain, elle contrebalance certains choix électoraux et institutionnels. La puissance ne réside pas seulement dans l’action, mais dans l’ombre qu’elle projette. Elle est à la fois levier, catalyseur et révélateur.

Conclusion : grandeur dans le silence

Le cas hypothétique du Groenland révèle l’impensé des alliances de sécurité collective : un vide normatif volontaire, destiné à préserver la cohésion, la souveraineté et la crédibilité stratégique. En refusant de penser juridiquement l’ennemi intérieur, l’Otan ne nie pas le risque ; elle le circonscrit par la diplomatie, le consensus et l’ambiguïté maîtrisée.

L’impensé n’est pas un échec du droit, mais l’aveu lucide de ses limites dans un monde structuré par la puissance. Tant que cette tension demeure contenue, elle contribue à la stabilité de l’alliance. Si la menace devenait cependant réalité, l’alliance serait confrontée à sa crise existentielle : le droit international vacillerait, la justice mondiale serait dissoute par la volonté des puissants et la force deviendrait la norme.

Dans ce silence glacial et tendu, l’alliance trouve sa grandeur non dans le droit, ni dans la puissance brute, mais dans la confiance mutuelle, dans l’art subtil de la diplomatie et dans la capacité à transformer l’impensé en instrument de survie. Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve. Là où le danger se fait visible, la prudence, la lucidité et la stratégie prennent forme : fragiles, silencieuses et lumineuses, comme la glace polaire du Groenland, vaste miroir des forces et des ombres qui gouvernent le monde.

Références doctrinales et jurisprudentielles

Textes et instruments internationaux

Charte des Nations unies, 26 juin 1945 (articles 2 §4 et 51) (https://www.un.org/fr/about-us/un-charter/full-text).

Traité de l’Atlantique nord, 4 avril 1949 (articles 1, 4, 5, 6) (https://www.nato.int/fr/about-us/official-texts-and-resources/official-texts/1949/04/04/the-north-atlantic-treaty).

Jurisprudence internationale

Cour internationale de justice (CIJ), Activités militaires et paramilitaires au Nicaragua et contre celui-ci (Nicaragua c. États-Unis), 27 juin 1986 (https://www.icj-cij.org/fr/affaire/70).

CIJ, Plateformes pétrolières (Iran c. États-Unis), 6 novembre 2003 (https://www.icj-cij.org/fr/affaire/90).

CIJ, Activités armées sur le territoire du Congo (RDC c. Ouganda), 19 décembre 2005 (https://www.icj-cij.org/fr/affaire/116).

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