Auteur : Claude Franc

Saint-cyrien de la promotion Maréchal de Turenne et breveté de la 102e promotion de l’École supérieure de Guerre, colonel en retraite, auteur de plusieurs ouvrages sur la Grande Guerre et d'articles dans la presse militaire et civile spécialisée.

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Tribune - 03-07-2020

Il y a 80 ans, le drame de Mers el-Kébir (T 1185) - Claude Franc

Il y a 80 ans, le drame de Mers el-Kébir (T 1185)

Le 3 juillet 1940, la flotte britannique, après un ultimatum dans le cadre de l’opération Catapult visant à éviter que la flotte de Vichy soit capturée par le IIIe Reich, attaquait l’escadre française au mouillage à Mers el-Kébir. 1 295 marins français périrent lors de cette frappe, provoquant un violent sentiment anti-anglais en France. L’objectif de Catapult, voulu par Churchill, obéissait à une approche stratégique visant à éviter un rapport de force défavorable en Méditerranée, d’autant plus que l’Italie était alliée à Berlin et disposait d’une flotte moderne.

N° 831 Juin 2020 - La puissance américaine : assise et évolutions stratégiques - Chronique - p. 151-153

Histoire militaire - Dunkerque, causes et conséquences d’un rembarquement réussi - Claude Franc

L’opération Dynamo a été un succès organisationnel et tactique, s’appuyant sur la pause imposée par le Führer le 24 mai 1940 à la progression inexorable de la Wehrmacht vers la Manche. Dunkerque a permis de préserver la supériorité aérienne et navale britannique qui allait se révéler dans les semaines suivantes lors de la bataille d’Angleterre.

N° 830 Mai 2020 - L'Europe de la défense : quelle réalité ? - Chronique - p. 123-125

Histoire militaire - Mai 1940, le triomphe d’une stratégie – La bataille de Stonne - Claude Franc

Mai 1940 a vu la plus grande défaite militaire de la France. Les causes sont multiples dont la défaillance du haut commandement et l’incapacité à recueillir le renseignement. Malgré tout, les unités françaises se sont battues courageusement comme durant la bataille de Stonne où des bataillons ont essayé de contre-attaquer.

N° 829 Avril 2020 - Avenir de la guerre et ses mutations (2e partie) - Chronique - p. 123-125

Histoire militaire - La soviétisation des États baltes et la Pologne orientale (1939) - Claude Franc

L’URSS a su manœuvrer en 1939-1940, d’une part face à l’Allemagne avec le pacte de non-agression, d’autre part avec Londres et Paris en s’octroyant après la défaite de la Pologne une part du butin et en annexant les pays baltes. Staline a pu élargir son empire avec brutalité. D’où des cicatrices pas encore résorbées 80 ans après.

N° 828 Mars 2020 - Avenir de la guerre et ses mutations - Chronique - p. 123-124

Histoire militaire – Septembre 1939 : la disparition de la Pologne - Claude Franc

En septembre 1939, la Pologne est balayée en quelques semaines, à la fois par l’efficacité de la machine de guerre nazie et par l’inadaptation dramatique du commandement polonais. Malheureusement, la France ne sut pas tirer les leçons de cette campagne.

N° 827 Février 2020 - Pierre Hassner - Chronique - p. 149-150

Histoire militaire – Octobre-novembre 1939 : la stratégie navale des Alliés - Claude Franc

Les Alliés considéraient avoir la supériorité navale face à l’Allemagne, mais dans les faits les flottes françaises et britanniques avaient de nombreuses lacunes que la Kriegsmarine avait identifiées. De plus, la Royal Navy subissait un vieillissement de ses navires qui ne serait surmonté qu’à partir de 1941.

N° 826 Janvier 2020 - La Fabrique Défense - Chronique - p. 121-123

Histoire militaire – Septembre 1939, la France oublie août 1914 - Claude Franc

La mobilisation de septembre 1939 fut organisée à l’identique de celle d’août 1914, en négligeant justement les leçons tirées dès l’automne 1914, en particulier avec la désorganisation des industries de défense, les ouvriers ayant rejoint leurs unités. Les conséquences en furent plus dramatiques, malgré les efforts faits notamment pour redresser les erreurs réalisées au début de la Drôle de Guerre.

N° 825 Décembre 2019 - Le droit et l'usage de la force armée - Chronique - p. 115-123

Histoire militaire - La libération des Alpes : juin-septembre 1944 - Claude Franc

La libération des Alpes à l’été 1944 fut marquée d’abord par la bataille du Vercors où la Résistance, malgré sa vaillance, fut vaincue puis par la progression des unités alliées suite au débarquement de Provence.

N° 824 Novembre 2019 - Formation et opérations militaires - Chroniques - p. 121-124

Histoire militaire – L’Organisation de résistance de l’Armée (ORA) - Claude Franc

En ce 75e anniversaire de la Libération, il est légitime d’évoquer un aspect peu connu de la Résistance, l’Organisation de résistance de l’Armée ou ORA qui a joué un rôle non négligeable dans la fourniture de renseignements aux Alliés et dans les combats de la Libération avant que ses éléments ne soient intégrés à la 1re Armée dans le cadre de l’amalgame. Trois formations se partagent pour l’essentiel les activités militaires de la Résistance. Lire la suite

N° 824 Novembre 2019 - Formation et opérations militaires - Recensions - p. 125-128

Cinq siècles d’opérations extérieures des armées françaises - Claude Franc

Voilà un ouvrage qui, rien que par son titre, devrait combler les attentes des lecteurs de la RDN, qui, de plus, connaissent bien la hauteur de vue, l’érudition et la liberté d’esprit et de ton dont l’auteur ne s’est jamais départi. Encore convient-il de bien lire le titre qui indique explicitement que le livre couvre cinq siècles, c’est-à-dire depuis les guerres d’Italie que les Valois, de Charles VIII à François Ier, entreprennent avant de s’engager dans la lutte multiséculaire opposant les maisons de France et d’Autriche, jusqu’aux opérations actuelles dans la bande sahélo-saharienne. Quel rapport peut bien exister entre ces opérations ? Elles correspondent toutes à des engagements militaires dont la raison d’être ne réside pas dans la préservation, la défense ou la consolidation du « pré carré » royal puis, depuis la Révolution et les coalitions européennes montées contre elle, dans la sanctuarisation et la défense du territoire (de la fortification permanente à la dissuasion nucléaire actuelle). Et bien, c’est ainsi que l’auteur définit les « opérations extérieures ». Mais même si ces opérations répondent bien à des critères de définition communs, l’auteur montre également combien elles sont liées entre elles, par-delà les siècles et les régimes, par une grande permanence, aussi bien dans la légèreté politique avec laquelle, parfois et même souvent, elles sont décidées, que par la bravoure, la rigueur et parfois l’héroïsme dont les exécutants militaires savent faire preuve. Lire la suite

N° 823 Octobre 2019 - L'importance stratégique des Outre-mer - Approches historiques - p. 106-114

La France en guerre en 1939 - Claude Franc

La France entre en guerre en septembre 1939 contre son gré. Malgré les déclarations lénifiantes du haut commandement, les lacunes sont nombreuses et touchent tous les domaines : équipements obsolètes, doctrines inadaptées, chaînes de commandement défaillantes. Les responsabilités incombent aux autorités politiques et militaires incapables d’agir collectivement, sans oublier les erreurs majeures de Gamelin.

N° 823 Octobre 2019 - L'importance stratégique des Outre-mer - Chroniques - p. 115-120

Histoire militaire – La notion de protectorat - Claude Franc

L’œuvre de Lyautey et de ses successeurs au Maroc est indissociable du contexte juridique au sein duquel elle se situe : le protectorat. Cette notion, découverte par la France à la fin du XIXe siècle lors de l’installation de celle-ci en Tunisie, mais déjà mise en pratique depuis longtemps par l’Angleterre dans le cadre de l’indirect rule est fondamentale pour comprendre la finalité de l’action de Lyautey au Maroc ainsi que ses ressorts : il ne s’agit pas pour la Nation protectrice de conquérir un pays, encore moins de l’assimiler ou de l’annexer ; mais, en s’appuyant sur ses structures propres et les élites locales, et en exerçant en son nom les pouvoirs régaliens, il s’agit pour la « puissance protectrice » de contrôler son administration tout en renforçant l’assise du pouvoir central en place : c’est ce qui est dénommé l’administration indirecte qui conserve à tous les échelons l’appareil administratif et judiciaire local, mais lui superpose ses représentants qui dépendent des services de la Résidence. Dans l’absolu, ceux-ci doivent borner leur action au contrôle de l’action de l’État « protégé » tout en prenant à leur charge la diplomatie et la défense ; le plus souvent, leurs conseils – impératifs – orientent également l’évolution intérieure, au point que la distinction entre administration directe et indirecte n’est pas toujours très claire (comme au Tonkin, par exemple). Dans les faits, en replaçant l’établissement de ces protectorats dans le contexte du concert des nations européennes de la fin du XIXe et du début du XXe siècles, il faut bien admettre que la raison première de leur établissement consiste la plupart du temps à s’implanter dans un pays tiers, plus ou moins en déshérence institutionnelle et administrative, tout en lui conservant quelques aspects de souveraineté, ce qui permet d’en exclure les autres concurrents européens. Dans le cas particulier du Maroc, la « concurrence » franco-allemande est tout à fait révélatrice à cet égard. Lire la suite

N° 821 Juin 2019 - L’affirmation stratégique des Européens - Chroniques - p. 193-195

Histoire militaire - La bataille de la Marne entre Joffre et Gallieni - Claude Franc

La polémique sur les responsabilités réciproques de Joffre et de Gallieni, au sujet de la bataille de la Marne, semblait éteinte depuis longtemps, l’historiographie ayant tranché sur le rôle premier de Joffre, commandant en chef responsable de l’ensemble du théâtre, et de Gallieni, en sous-ordre. Mais, une biographie récente Joseph Gallieni par Pierre Montagnon (Via Romana, 2016) porte néanmoins toujours en sous-titre « Le vrai vainqueur de la Marne » ce qui incite, au regard de l’art de la guerre, de reconsidérer une nouvelle fois, « Joffre et Gallieni face à l’événement ». Lire la suite

N° 821 Juin 2019 - L’affirmation stratégique des Européens - Recensions - p. 196-199

Weygand - L’intransigeant  - Claude Franc

Connu pour ses biographies des généraux de la campagne de 1940, Max Schiavon vient d’en publier une consacrée au général Weygand, après celles relatives aux généraux Georges et Corap. Bénéficiant d’une typographie ouverte et richement illustré, voilà un ouvrage agréable qui se lit avec plaisir. Le choix de l’éditeur de placer en notes in fine, et non en bas de page, constitue toujours une gêne relative pour le lecteur attentif qui ne veut perdre aucune référence ni explication. Lire la suite

N° 820 Mai 2019 - L'intelligence artificielle et ses enjeux pour la Défense - Chroniques - p. 197-199

Histoire militaire - Les généraux et les changements de régime - Claude Franc

S’il est un sujet qu’il convient de traiter avec précaution, retenue et discernement, sans fantasmer, c’est bien l’engagement politique des généraux et leur attitude, en cas de changement de régime, et cela, depuis l’Empire. Pour deux raisons fondamentales : d’abord, parce que, par définition, l’armée est apolitique et ensuite par le simple fait que les généraux ont été et sont toujours légalistes. Il ne faut pas perdre également de vue que, en parallèle de ce sentiment profond de légalisme, les généraux français se sont toujours sentis responsables de l’unité de l’armée (1), ce qui les empêche de franchir le Rubicon. Lire la suite

N° 819 Avril 2019 - Relancer la défense de l’Europe - Chronique - p. 127-129

Histoire militaire – Le désordre stratégique français au début des années 1950 : de la crise marocaine à l’échec de Suez - Claude Franc

« Gouverner c’est choisir. »
Pierre Mendès France.
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N° 818 Mars 2019 - MCO aéronautique : de nouveaux défis - Contrepoint - p. 77-82

120 ans d’École supérieure de Guerre (2/2) : 1920-1992 - Claude Franc

À l’issue de la Grande Guerre, l’École supérieure de Guerre tombe dans un formalisme qui va perdurer jusqu’aux années 1930. À partir de 1947, l’ESG va s’adapter aux conflits modernes, d’abord ceux de la décolonisation avant de prendre en compte la dissuasion nucléaire. De 1876 à 1992, plus de 8 000 officiers sont passés à l’ESG.

N° 818 Mars 2019 - MCO aéronautique : de nouveaux défis - Chroniques - p. 113-115

Histoire militaire - La position des communistes français à l’égard de la défense nationale (1936-1939) - Claude Franc

Par un amalgame anachronique, avec la situation post-pacte de non-agression germano-soviétique, il a parfois été fait état d’une position ultra-pacifiste des communistes français au cours de la période du Front populaire, position qui leur aurait permis de saper l’effort militaire français, face au péril allemand renaissant. En fait, c’est tout à fait l’inverse, dans les années 1936-1939, le Parti communiste français mettait l’accent sur ce qu’Édouard Bonnefous a appelé un « jacobinisme nationaliste » (1)Lire la suite

N° 818 Mars 2019 - MCO aéronautique : de nouveaux défis - Recensions - p. 120-123

République, armée et franc-maçonnerie - Claude Franc

Le général Bourachot, qui s’est fait un nom dans l’historiographie de l’Armée française des deux siècles précédents le nôtre, publie ici un ouvrage remarquable, dont le sujet est particulièrement difficile, voire ardu, compte tenu de ce que son arrière-plan suggère de tabou, voire de fantasmagorique et même de polémique. En fait, l’auteur s’en tire avec brio grâce à une rigueur de l’analyse et une hauteur de vues jamais prises en défaut, et constantes tout au long de son récit, quelle que soit l’époque, il ne s’érige jamais en juge, tout juste émaille-t-il parfois son propos de locutions telles que « dont acte », pour souligner qu’il n’est peut-être pas tout à fait du même avis que la personne citée. Le grand mérite de cet ouvrage réside dans la démystification du phénomène maçonnique dans l’armée, on y reviendra, ce qui ne veut certainement pas dire qu’il est occulté : en fait, l’auteur montre comment, et dans quelles limites, la franc-maçonnerie a toujours été présente et agissante dans la gestion des ressources humaines des armées, dans la période 1870-1940, beaucoup moins, voire plus du tout, de nos jours. Lire la suite

N° 817 Février 2019 - Formation et commandement - p. 40-47

120 ans d’École supérieure de Guerre (1/2) : 1876-1914 - Claude Franc

La création de l’École supérieure de Guerre en 1876 répond aux leçons tirées de la défaite contre la Prusse en 1871. L’École a eu pour mission de préparer les officiers à la tactique et a été ainsi un creuset de réflexion doctrinale majeur dont Foch en est un archétype. De fait, la formation dispensée par l’ESG a fortement influencé le commandement français durant la Grande Guerre.

N° 817 Février 2019 - Formation et commandement - Contrepoint – Devoir de mémoire - p. 55-61

La mémoire de la guerre 1918-2018 : entre mythes et réalité - Claude Franc

La mémoire des guerres initiée après 1918 a profondément transformé le lien entre la Nation et ses armées. Les dimensions politiques ont créé des mythes parfois oublieux de la réalité des faits, entraînant des incompréhensions durables, voire des hostilités profondes. Il est nécessaire de retourner à l’histoire pour que ce devoir de mémoire ne soit pas une reconstruction idéologique.

N° 817 Février 2019 - Formation et commandement - Chronique - p. 119-121

Histoire militaire – L’effort de défense du gouvernement de Front populaire - Claude Franc

Alors que dans l’inconscient collectif militaire, le gouvernement de Front populaire est assimilé à un gouvernement au pacifisme exacerbé, et même pour certains, responsable, en tant que tel, de la défaite, c’est l’exact contraire qui se révèle conforme à la vérité historique (1)Lire la suite

N° 815 Décembre 2018 - Armement et économie de défense - Chronique - p. 121-123

Histoire militaire - La réalité de la tragédie d’Oradour-sur-Glane - Claude Franc

Pendant des dizaines d’années, on a répété que la tragédie d’Oradour-sur-Glane avait été le fait d’une troupe excessivement brutale, un bataillon de la 2e division de Panzer SS, en butte aux actions de harcèlement de la part de la Résistance sur l’itinéraire qui la menait vers sa zone d’engagement, en Normandie. Aujourd’hui, grâce notamment aux travaux du grand historien Olivier Wieviorka, on en sait plus et il est possible de mieux appréhender ce douloureux épisode de la Libération. Lire la suite

N° 815 Décembre 2018 - Armement et économie de défense - Recensions - p. 129-131

Général Jeannou Lacaze (1924-2005) - Chef d’état-major des armées (1981-1985) - Claude Franc

Par cette biographie consacrée au général Lacaze, personnalité bien connue des lecteurs de la RDN, l’auteur, qui l’a fréquenté personnellement à titre privé, met en perspective plusieurs années de relations politico-militaires, à une époque cruciale et charnière, puisqu’il s’agissait de la première alternance politique sous la Ve République, de la crise majeure des euromissiles entre les deux Blocs et le début de quatre décennies d’opérations extérieures, avec notamment le Liban et le Tchad. Lire la suite

N° 814 Novembre 2018 - Centenaire de la Grande Guerre - p. 19-23

La modernité du commandement de Foch en 1918 - Claude Franc

Il convient de revenir sur le mode de commandement de Foch en 2018 pour en apprécier sa modernité et son intelligence. Il sut, contre l’avis de Pétain et malgré une certaine hostilité de Clemenceau, organiser un état-major efficace et réactif. Foch fut ainsi un précurseur ayant une vision claire du travail avec les Alliés.

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