Défense en France - À la recherche d'un équilibre pour le budget de la défense
L’année 1975 aura marqué pour le relèvement de la condition militaire une étape décisive. Nos lecteurs ont été tenus régulièrement au courant de la préparation des mesures par lesquelles se traduit ce relèvement. Les décrets approuvés en Conseil des ministres le 17 décembre et publiés au Journal officiel le 24 décembre en constituent la sanction. Ils portent sur les statuts des officiers et des sous-officiers des armes pour les trois armées et la Gendarmerie, et sont assortis de classements indiciaires qui concrétisent ce relèvement.
La réforme ainsi adoptée par le Gouvernement sera réalisée en quatre ans, délai nécessaire à la mise en place des nouveaux corps. Mais les mesures d’amélioration matérielle de la solde des officiers et des sous-officiers interviendront en deux temps : le 1er janvier et le 1er juillet 1976. En outre s’y ajoutera, le 1er janvier 1977, une mesure d’amélioration des indemnités accordées aux sous-officiers.
On se souvient (1) que les mesures statutaires pour les officiers consistent essentiellement à modifier les règles d’avancement par simplification de la hiérarchie qui, de sous-lieutenant à colonel, comprend dorénavant trois groupes de grades. L’avancement au choix se fait seulement pour passer du groupe 1 au groupe 2, c’est-à-dire de capitaine à commandant, et du groupe 2 au groupe 3, c’est-à-dire de lieutenant-colonel à colonel, et bien entendu pour tous les grades d’officier général. À l’intérieur de chaque groupe la progression s’opère en fonction de l’ancienneté. Un officier qui n’est pas retenu pour l’avancement au choix peut, soit demander à quitter le service avec certains avantages (pécule, retraite du grade supérieur, mesures de reconversion, sous certaines conditions), soit accéder à un échelon de solde de fin de carrière supérieur à l’échelon de solde détenu au moment du choix.
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