Cet article reprend, pour l'essentiel, une étude entreprise collectivement par le Centre d'études de Politique étrangère.
Politique et diplomatie - L'Allemagne et Berlin - L'Ancien et le Nouveau
La visite récente du ministre des Affaires Étrangères de la République Démocratique Allemande, M. Oskar Fischer, à Paris, fournit l’occasion de faire le point des relations entre la France et la R.D.A. depuis l’établissement des relations diplomatiques (février 1973). Elle incite également à s’interroger sur l’évolution des problèmes allemands depuis la « normalisation » qui s’est progressivement instaurée depuis 1970. Ce qu’atteste l’évolution de ces cinq dernières années me paraît pouvoir être résumé ainsi : d’une part, l’érosion du problème de l’unité allemande, d’autre part, le statu quo et éventuellement l’accentuation des problèmes concernant Berlin.
Au cours des conversations des 6 et 7 janvier 1976, M. Sauvagnargues et M. Fischer se sont, certes, préoccupés d’accroître les échanges commerciaux — qui ont accusé un fléchissement ces dernières années — et ils ont évoqué les problèmes posés par la conclusion d’un accord culturel et d’un accord consulaire (1). Ces entretiens ont été qualifiés de part et d’autre de « francs, amicaux et constructifs ».
On peut toutefois penser que des difficultés persistent entre la France et la R.D.A. pour la conclusion d’un accord consulaire. En effet, aux termes des articles 16 et 116 de la Loi fondamentale de 1949 (Grundgesetz) qui est la Constitution de la République Fédérale, est « allemand quiconque possède la nationalité allemande ou a reçu accueil sur le territoire du Reich allemand tel qu’il était au 31 décembre 1937 ». Aussi les autorités de Bonn revendiquent-elles le droit d’assurer la protection des nationaux allemands ainsi définis non seulement sur le territoire de la R.F.A. mais aussi sur celui d’autres États, ce qui aboutit pratiquement à la négation d’une nationalité est-allemande spécifique.
Il reste 93 % de l'article à lire
Plan de l'article







