Politique et diplomatie - La « doctrine » Sonnenfeldt
Le 12 avril, le département d’État a rendu public (1) le résumé officiel des exposés qui avaient été faits, par le secrétaire d’État Henry Kissinger et son conseiller, Helmut Sonnenfeldt, à la fin de décembre 1975, à Londres devant les ambassadeurs des États-Unis en Europe orientale comme en Europe occidentale. Cette assemblée, de caractère régional, donnait aux dirigeants de la politique extérieure américaine l’occasion d’exprimer leurs vues sur les grandes lignes de cette politique en ce qui concerne le système européo-atlantique, c’est-à-dire l’ensemble géographique comprenant l’Union Soviétique, l’Europe orientale, l’Europe occidentale et l’Amérique du Nord.
Premier point à noter : il semble qu’il s’agisse bien pour le département d’État d’un « système », dont l’une des composantes, l’Union Soviétique et l’Europe de l’Est, ne peut être dissociée de l’autre composante, l’Europe de l’Ouest et les États-Unis. Ainsi, l’évolution des rapports entre l’Union Soviétique et les pays de l’Europe de l’Est réagit sur les rapports entre l’Union Soviétique et les États-Unis et, réciproquement, l’évolution des rapports entre l’Europe de l’Ouest et les États-Unis réagit sur les rapports entre les États-Unis et l’Union Soviétique. Cette solidarité du système européo-atlantique justifiait la présence à une même réunion des ambassadeurs en Europe « de l’Atlantique à l’Oural ».
Deuxième point : au cours de cette réunion, Henry Kissinger et Helmut Sonnenfeldt s’étaient réparti la besogne. Le premier exposa les problèmes posés par l’état actuel des relations entre les États-Unis et les pays de l’Europe de l’Ouest, et les problèmes que pose l’évolution politique interne de ces derniers. Le second traita des relations entre l’Union Soviétique et les pays de l’Europe orientale, et de l’attitude que les États-Unis doivent adopter à leur égard.
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