Cet article présente une analyse originale des positions française et américaine un an après la chute de Saddam Hussein. L'auteur considère que nos visions géopolitiques, loin de s'opposer, peuvent être complémentaires face à la menace du fondamentalisme musulman. Il est donc grand temps de s'en convaincre et de mettre tous nos efforts en commun pour gagner ce combat.
France-Amérique : un an après
Nos chroniqueurs de la presse nationale opposaient à nouveau, fin 2003, la vision française et américaine des relations internationales. Les réussites américaines, avec la capture de Saddam Hussein comme l’annonce conciliante de la Libye sur les armes de destruction massive (ADM), témoigneraient ainsi de l’erreur d’appréciation française. Pourtant, la lecture de ces évolutions peut être différente. Les récentes visites de Michèle Alliot-Marie et Dominique de Villepin aux États-Unis ont d’ailleurs montré que cette querelle n’est plus d’actualité.
Cessons donc de nous opposer l’un à l’autre par un réflexe trop manichéen, car les visions française et américaine portent chacune en elles les germes du succès face au défi du fondamentalisme musulman. C’est la stabilité du monde qui est en jeu par le raffermissement nécessaire aujourd’hui du lien transatlantique.
Des attitudes pertinentes et complémentaires
En effet, les deux visions des relations internationales, exacerbées naguère, apparaissent à l’épreuve des faits plutôt pertinentes et complémentaires ; elles nous obligent donc à nous retrouver rapidement pour gagner ensemble.
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