La défense est l’un des domaines où l’Europe a le plus progressé au cours des dernières années. Le Traité constitutionnel poursuit cette évolution et ouvre de nouvelles perspectives. Le développement de cette Europe de la défense ne signifie pas que l’armée ne trouve plus sa légitimité dans la Nation , car il n’y a pas de contradiction entre la Nation et l’Europe.
Défense européenne : quelles perspectives ?
La défense est l’un des domaines où l’Europe a le plus progressé au cours des dernières années. L’Europe dont il s’agit ici, c’est l’Europe des États. La défense relève de procédures intergouvernementales ; la Commission européenne et le Parlement européen ne participent pas aux décisions. Si, pendant longtemps, l’Europe de la défense a stagné, c’est parce que les principaux États ne s’entendaient pas suffisamment pour vouloir avancer ensemble. Le déblocage est venu de la Grande-Bretagne. Le gouvernement britannique voulait renforcer son influence dans la construction européenne, se retrouver davantage au centre du jeu européen ; et il s’est rendu compte que la défense était son meilleur atout : comment concevoir une Europe de la défense sans participation de la Grande-Bretagne ? Il a donc adopté une attitude plus ouverte qui a permis, en 1998, le succès du Sommet franco-britannique de Saint-Malo, dont on peut dire qu’il a été l’acte fondateur de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD). Les grandes lignes de l’accord franco-britannique ont été reprises par le Conseil européen en 1999, puis validées par le Traité de Nice en décembre 2000.
La PESD aujourd’hui
Les structures
La PESD repose sur trois organes qui sont placés sous l’autorité du Conseil des ministres de l’Union : le comité politique et de sécurité (Cops), le comité militaire de l’Union européenne (CMUE), l’état-major de l’Union européenne (EMUE).
Le Cops a pour tâche principale de suivre la situation internationale, d’émettre des avis à l’intention du Conseil des ministres et de surveiller la mise en œuvre des politiques décidées par le Conseil. En temps de crise, il analyse la situation et définit toutes les options de réponse envisageables ; il exerce ensuite, sur la base des décisions du Conseil, le contrôle politique et la direction stratégique de la réponse militaire de l’UE à la crise.
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