Point de vue étatique français sur l'industrie européenne de défense terrestre
L’industrie française de défense, afin de répondre au souci d’indépendance voulu par le général de Gaulle dès le début des années 60, a dû développer au fil des années et des programmes les technologies les plus modernes et les compétences associées répondant aux besoins formulés par les forces armées. Cet ambitieux pari a été très largement gagné. Cependant, l’industrie d’armement a été confrontée, comme toutes les autres activités industrielles, aux conséquences de la mondialisation de l’économie et à l’aggravation des déficits publics, mais également à une modification profonde de son environnement.
L’environnement stratégique de défense s’est beaucoup transformé en quelques années. La chute du mur de Berlin et l’éclatement de l’Union soviétique à partir de 1989 ont marqué la fin de la guerre froide. La course aux armements s’est ralentie et les besoins de défense se sont réduits. Les menaces militaires ont changé d’origine et de nature, les missions opérationnelles des armées et leurs priorités ont été redéfinies dans un cadre de plus en plus interarmées et interallié, les besoins d’armement se sont renouvelés et diversifiés.
Économiquement, la maîtrise des dépenses publiques s’imposant avec une acuité sans cesse accrue, les ressources consacrées à l’équipement des forces ont été revues à la baisse pour participer à la résorption des déficits budgétaires. Le secteur de l’armement se trouve donc aujourd’hui confronté à une baisse généralisée des dépenses militaires entraînant une décroissance forte et durable de ses marchés.
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