Diplomatique - Après la reconnaissance de Bao-Daï - Signature du traité sino-soviétique - Les Conventions franco-sarrois
Le 7 février 1950, la décision prise par les États-Unis et la Grande-Bretagne de reconnaître le Vietnam, le Laos et le Cambodge était rendue publique. Le communiqué du Département d’État s’exprimait ainsi : « Le gouvernement des États-Unis vient de décider la reconnaissance diplomatique du gouvernement de l’État du Vietnam, du royaume du Laos et du royaume du Cambodge. Le Président a, par conséquent, donné au consul général américain de Saïgon l’ordre d’informer les chefs des gouvernements du Vietnam, du Laos et du Cambodge que nous reconnaissons diplomatiquement leurs gouvernements, et que nous envisageons un échange de représentants diplomatiques entre les États-Unis et ces pays. » Le communiqué poursuivait : « Notre reconnaissance diplomatique de ces gouvernements est basée sur l’établissement officiel de l’État du Vietnam, du royaume du Laos et du royaume du Cambodge au rang d’États indépendants, dans le cadre de l’Union française, et cette reconnaissance est conforme à notre politique fondamentale, qui consiste à soutenir l’évolution pacifique et démocratique, vers l’autonomie politique et l’indépendance, des peuples dépendants. »
On annonçait encore que le consulat général américain à Saïgon prenait le statut de légation et que le Président nommerait un ministre accrédité auprès des trois États.
Le Foreign Office, de son côté, faisait connaître le texte du message adressé par le secrétaire d’État aux Affaires étrangères britanniques aux trois ministres des nouveaux États, disant que « le gouvernement de Sa Majesté reconnaît les États du Vietnam, du Laos et du Cambodge en tant qu’États associés au sein de l’Union française, conformément aux termes de l’accord du 8 mars 1949 entre le Président Auriol et S.M. Bao Daï, au traité franco-laotien du 19 juillet 1949 et au traité franco-cambodgien du 8 novembre 1949 et reconnaît le gouvernement de S.M. Bao Daï, de S.M. Sisavang Vong et de S.M. Norodom Sihanouk, en tant que gouvernements respectifs de ces États ». L’actuel titulaire du poste de consul général britannique à Saïgon se voyait conférer le titre de ministre sans que, toutefois, ce consulat général soit transformé en légation.
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