La France est acteur stratégique des Amériques face à l’hégémonie américaine. Entre lutte contre le narcotrafic (record de saisies en 2025), coopération régionale (CARICOM, Celac) et tensions avec Washington (Groenland, doctrine « Donroe »), Paris doit affirmer son autonomie stratégique. Avec des territoires en Guyane et aux Antilles, elle joue un rôle clé dans la stabilité régionale, tout en défendant le multilatéralisme et le droit international face aux pressions américaines et chinoises.
Chronique Amérique latine – La France, pays des Amériques, et la Stratégie de sécurité nationale des États-Unis (T 1799)
Opérations Harpie contre l’orpaillage illégal en Guyane (© État-major des Armées)
Latin America Chronicle —France, a country in the Americas, and the US National Security Strategy
France is a strategic player in the Americas facing of American hegemony. Between the fight against drug trafficking (record seizures in 2025), regional cooperation (CARICOM, CELAC), and tensions with Washington (Greenland, the Donroe Doctrine), Paris must assert its strategic autonomy. With territories in French Guiana and the Antilles, it plays a key role in regional stability, while defending multilateralism and international law against American and Chinese pressure.
La Maison Blanche applique sur le continent américain sa nouvelle stratégie nationale de sécurité (NSS), publiée en novembre 2025, avec une énergie spectaculaire (1) : déploiement d’une armada inédite en mer des Caraïbes et dans l’est de l’océan Pacifique, raid militaire sur Caracas pour capturer Nicolás Maduro, blocus pétrolier du Venezuela et de Cuba, arraisonnements de « super tanker » appartenant à une flotte fantôme commerçant pour la Russie et l’Iran, menaces de frappes au sol au Mexique et en Colombie, pressions sur les États caribéens pour signer des accords d’accueil de migrants (2), revendications sur le Groenland, menaces de nouvelle hausse sur les tarifs douaniers…
La France est membre de la CARICOM (3), du groupe des pays de l’Amazonie, membre observateur du Système d’intégration centraméricain (Sica), de l’Organisation des États américains (OEA), de l’Alliance du Pacifique, et elle constitue un levier important de l’Europe auprès des organisations multilatérales comme la Communauté des États latino-américains (Celac) (4). Elle est donc directement concernée par la stratégie de sécurité nationale déployée par Washington dans les Amériques.
Dans ce contexte où le président Donald Trump tente d’imposer la loi du plus fort de manière méthodique et le plus rapidement possible, la France pourrait-elle être considérée par les Américains comme un « concurrent non hémisphérique » qu’il faudrait « empêcher […] de posséder ou contrôler des actifs stratégiques vitaux dans leur hémisphère » (p. 15) ? Ou bien sera-t-elle regardée comme un « gouvernement […] de la région qui partage globalement [les] principes et [la] stratégie […] » des États-Unis (p. 16) ? Quel positionnement diplomatique et stratégique la France peut-elle adopter face à un allié (ex-allié ?) qui ne la respecte pas, voire qui la menace (5) ? Plus que jamais, la sécurité de l’Amérique latine et des Caraïbes est un sujet intérieur français qui requiert une coopération régionale, malheureusement mise à mal par les tensions bilatérales entre la Maison Blanche et l’Élysée, notamment sur le dossier du Groenland
La France, un acteur stratégique légitime dans les Amériques
La France occupe une position géopolitique unique grâce à sa souveraineté sur trois zones clés du continent américain : Saint-Pierre-et-Miquelon en Amérique du Nord, les Antilles dans les Caraïbes et la Guyane en Amérique du Sud (6). Cet ancrage territorial, dans cette région de la planète que les Américains dénomment « hémisphère occidental », lui ont permis d’y exercer historiquement une influence politique, militaire et économique (7).
L’efficacité de l’action française et la nécessité de poursuivre le combat se reflètent dans l’augmentation spectaculaire des saisies de stupéfiants réalisées par la Marine nationale, les douanes et l’Office anti-stupéfiants (Ofast), dont le volume est passé de 24 tonnes en 2023 à plus de 87 tonnes en 2025 (8). Bien que l’environnement sécuritaire soit influencé par la militarisation du SouthCom américain, une répartition géographique claire existe : Washington surveille principalement les routes remontant vers les États-Unis (nord et ouest), tandis que Paris se concentre sur l’est des Caraïbes et l’ouest de l’Atlantique, entre la Guyane et les Petites Antilles.
La France est conduite à piloter des initiatives majeures telles que la coordination de onze États caribéens contre le crime organisé (9) ou à mettre en œuvre des accords de coopération judiciaire avec ses voisins, comme récemment avec Sainte-Lucie, incluant des droits de poursuite aéro-maritimes (10). D’ailleurs, la France a décidé de développer sa coopération régionale en ouvrant, en République dominicaine, une académie de lutte contre le crime organisé qui formera, à partir de 2026, des enquêteurs, douaniers et magistrats de tous les pays volontaires de la zone caribéenne (11). Cette académie participe d’un plan plus ambitieux du Quai d’Orsay visant à augmenter les moyens des ambassades dans la lutte contre le narcotrafic en Amérique latine (12).
Même dans le Pacifique nord, au sud-ouest du Mexique, la Marine française procède à des saisies de cocaïne en partance pour l’Australie. Ainsi, fin novembre 2025, 46 kilogrammes de cocaïne ont été retrouvés échoués sur le rivage de l’île de La Passion-Clipperton (13). Un mois plus tôt, une opération de la marine française a permis d’intercepter au large de l’île, grâce au renseignement de la marine colombienne, un sous-marin transportant environ 5 tonnes de cocaïne (14). On notera que la Polynésie française se retrouve également sur un « axe désormais majeur du trafic international de drogues entre Amérique du Sud ou centrale, et Australie » (15).
S’agissant de la Guyane, il est crucial de renforcer la coopération avec le Brésil et le Suriname car les activités criminelles sur le sol français, en provenance de ces deux voisins, croissent inexorablement. Pour preuve, fin 2025, une action d’envergure a été menée par les Forces armées en Guyane et la Gendarmerie nationale contre l’orpaillage illégal qui engendre criminalité, déforestation et pollution (au mercure notamment) : cette opération a révélé que l’orpaillage illégal n’avait pas diminué et, au contraire, qu’il avait attiré quatre factions armées brésiliennes, liées au narcotrafic, qui se sont désormais implantées en territoire français tandis que ces activités criminelles sont financées à crédit par des commerçants chinois, depuis le Suriname, avant que les butins soient exportés vers la Chine (16) : pour le sénateur Olivier Cigolotti, co-auteur d’un récent rapport sur la Guyane, « les ressources françaises sont pillées, en particulier par la Chine, en Guyane » (17).
La présence territoriale de la France l’impose bien comme un pilier de la stabilité régionale, en particulier grâce à son rôle dans la lutte contre le narcotrafic.
Une position diplomatique française à clarifier et à assumer
La NSS précitée fait de l’hémisphère occidental (le continent américain au sens large) la priorité géographique, économique et géopolitique des États-Unis, devant l’Asie et l’Europe : elle réactive la doctrine Monroe pour y rétablir « la prééminence américaine » et ajoute un corollaire « Trump » qui écarte sans équivoque les « concurrents non hémisphériques » des secteurs stratégiques vitaux (doctrine rebaptisée « Donroe ») (18).
Cependant, quelques jours à peine après la parution de la NSS à Washington, Pékin a répliqué en publiant son troisième document de politique générale sur l’Amérique latine et les Caraïbes (19), dans lequel sont repris les points de la feuille de route du sommet Chine-Celac de mai 2025 : l’empire du Milieu entend développer « la construction d’une communauté de destin Chine-ALC, comprenant un programme de solidarité, un programme de développement, un programme de civilisation, un programme de paix et un programme de connectivité entre les peuples » (20) ; la Chine développe en effet une stratégie spécifique d’implantation en Amérique centrale (21). La France, dont la politique extérieure est aujourd’hui largement dépendante de celle de l’Union européenne (UE), n’a pas réagi explicitement aux ambitions stratégiques rappelées par les États-Unis et la Chine.
Il n’est pas exclu qu’il puisse y avoir des points de friction entre les États-Unis et la France, sur les plans économiques, politiques ou diplomatiques.
Depuis la présidence du général de Gaulle (1958-1969), la France a recherché l’équilibre entre son désir d’autonomie stratégique et une nécessaire solidarité avec ses alliés, notamment au sein de l’Otan. Cette autonomie stratégique repose sur plusieurs facteurs : un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, une industrie de défense propre, une dissuasion nucléaire indépendante, une chaîne de commandement nationale, une politique étrangère qui privilégie le droit international et les institutions onusiennes, une diplomatie autonome qui favorise le multilatéralisme (22)… Le général de Gaulle avait inscrit comme une priorité dans le cadre de l’indépendance nationale, la sortie de la France du commandement militaire intégré de l’Otan dès 1965 en déclarant qu’« au point de vue de la sécurité, notre indépendance exige, à l’ère atomique où nous sommes, que nous ayons les moyens de dissuader nous-mêmes un éventuel agresseur sans préjudice de nos alliances mais sans que nos alliés tiennent notre destin dans leurs mains » (23) : cette décision, prise en 1966, illustre le choix assumé de préserver une liberté de décision souveraine et, par conséquent, le refus de l’automaticité des engagements. Malgré la réintégration au commandement militaire otanien, dans un environnement international différent de celui des années 1960 et sur décision du président Nicolas Sarkozy en 2009, la France a conservé des « lignes rouges » en plaidant constamment, mais sans forcément être entendue, pour une autonomie stratégique européenne et en conservant son arsenal nucléaire hors de l’Otan.
Aujourd’hui, devant les moyens militaires renforcés des États-Unis dans l’opération Lance du sud conduisant à des destructions de go-fast maritimes sans tentative de les intercepter dans le cadre de procédures judiciaires, la France fait preuve de prudence ; elle n’est donc pas alignée sur les moyens à mettre en œuvre. Son combat contre la géopolitique criminelle mondiale s’accompagne d’une stricte indépendance éthique et juridique. Fidèle à la position européenne, Paris refuse de partager des renseignements opérationnels avec Washington, si ceux-ci sont susceptibles d’entraîner des frappes militaires sans sommation contre des navires de trafiquants, une position partagée au niveau européen (24), notamment, par les Britanniques et les Néerlandais qui disposent aussi de territoires en mer des Caraïbes (25). En s’opposant ainsi à toute forme d’exécution extrajudiciaire, la France privilégie le cadre du droit international et évite d’exposer ses agents et dirigeants à la justice internationale. Les États-Unis ne font pas partie des 125 signataires du statut de Rome ayant créé la Cour pénale internationale (CPI) et ne semblent donc pas craindre d’éventuelles poursuites judiciaires.
Par ailleurs, la présence économique française en Amérique latine pourrait désormais contrarier l’administration Trump II. Ainsi, sans être exhaustif, en matière d’industrie d’armement, Naval Group accompagne le Brésil dans la constitution d’une flotte sous-marine depuis 2008 avec le programme Prosub (26) et il vient de conclure un contrat avec l’Argentine pour la construction de trois sous-marins Scorpène (27). En outre, s’agissant des matières premières, la France et l’UE sont en demande de lithium afin de sécuriser les approvisionnements et de soutenir l’industrie des batteries électriques (28).
Au-delà des frictions évoquées, plusieurs facteurs objectifs doivent permettre de poursuivre une cohabitation, sinon une collaboration, dans l’hémisphère occidental. Une préoccupation commune sur le risque de dépendance stratégique vis-à-vis de la Chine rapproche les deux pays. De plus, la guerre menée contre les cartels doit rester une politique commune entre la France et les États-Unis même si une divergence persiste sur les moyens à employer : la répartition géographique des rôles, telle qu’elle existe déjà dans les Caraïbes, permet à Paris de laisser Washington se concentrer sur les routes du narcotrafic qui remontent vers le territoire américain.
Au regard de la place qu’occupe la France sur la scène internationale (membre permanent du Conseil de sécurité, pays détenteur de la force nucléaire et l’héritier d’une tradition d’autonomie stratégique, présent dans un large espace francophone, deuxième espace maritime mondial…), il apparaît difficile de céder aux menaces et injonctions américaines du moment. Notre pays doit réaffirmer les principes qui fondent son action étrangère : multilatéralisme et respect du droit international. Il doit néanmoins aussi faire preuve de pragmatisme opérationnel, en tentant des négociations discrètes avec l’« Oncle Sam » sur les dossiers sensibles : elle pourrait avoir intérêt à activer des réseaux plus traditionnels de la politique américaine (hors idéologie Make America Great Again – MAGA) en parlant davantage avec, par exemple, Marco Rubio, le Secrétaire d’État américain, plus enclin à garder une « vigilance stratégique » à l’égard des Russes. Seule, la France aura bien des difficultés à s’opposer à l’intransigeance de Donald Trump et à son hégémonie : elle devra donc arriver à « européaniser » la réponse à apporter aux excès de la « conception trumpienne » du monde, un défi qui paraît parfois insurmontable au regard de l’imbrication entre l’économie américaine et les économies européennes. ♦
(1) White House, National Security Strategy of the United States of America, Washington, novembre 2025 (https://www.whitehouse.gov/wp-content/uploads/2025/12/2025-National-Security-Strategy.pdf).
(2) Hauteville Jean-Michel, « Face à la pression américaine, les États des Caraïbes contraints de “se plier à la loi du plus fort” », Le Monde, 19 janvier 2026.
(3) Créée en 1973, la communauté des Caraïbes (CARICOM) regroupe les États de cette région du globe.
(4) La Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (Celac) comprend 33 États, a été créée en 2010 et a succédé au groupe de Rio fondé en 1986 ; la différence avec l’Organisation des États américains (OEA) réside dans le fait que cette dernière inclut, en outre, le Canada et les États-Unis.
(5) Au moment où s’écrivent ces lignes, le Président américain menace d’augmenter fortement les droits de douane contre la France en représailles aux refus du Président français, d’une part, de laisser le Groenland être absorbé de force par Washington et, d’autre part, d’accepter un siège au sein du Conseil de la Paix (avec un ticket d’entrée d’un milliard de dollars), créé par Donald Trump officiellement pour reconstruire Gaza, mais qui, en réalité, semble destiné à remplacer l’ONU : Brunel Pascal et Boitel Julien, « Comment Trump lance une machine de guerre contre l’ONU avec son “conseil de la paix” », Les Échos, 19 janvier 2026 (www.lesechos.fr/).
(6) On oublie souvent que la plus longue frontière terrestre de la France est celle en partage avec le Brésil (730 km). Par ailleurs, la souveraineté française s’exerce aussi sur l’île de La Passion-Clipperton qui se situe dans l’océan Pacifique nord, à environ 1 100 kilomètres au sud-ouest d’Acapulco (Mexique).
(7) Drouhaud Pascal, « Le retour de la France en Amérique latine », RDN, n° 592, novembre 1997, p 109-122 (https://www.defnat.com/e-RDN/vue-article.php?carticle=7198&cidrevue=592).
(8) Groizeleau Vincent, « Trafic de drogue : la Marine nationale a pulvérisé son record de saisies en 2025 », Mer et Marine, 8 janvier 2026.
(9) « Coopération judiciaire renforcée : les autorités des îles de la Caraïbe unies contre les gangs et le narcotrafic », Martinique la 1re, 18 novembre 2025 (https://la1ere.franceinfo.fr/).
(10) Bourdon Cohen Megan et Chalono Céline, « Narcotrafic : un accord inédit pour faciliter les interceptions de bateaux entre la Martinique et Sainte-Lucie », Martinique la 1re, 1er octobre 2025 (https://la1ere.franceinfo.fr/).
(11) Verger Christophe et Agence France Presse (AFP), « Trafic de drogue : la France ouvre un front anti-criminalité en Amérique latine », France Guyane, 9 novembre 2025 (www.franceguyane.fr/).
(12) Antoine Geoffroy, « Narcotrafic : Jean-Noël Barrot lance son offensive mondiale contre la drogue », Le JDD, 8 novembre 2025.
(13) « Narcotrafic : 46 kg de cocaïne découverts par la Marine nationale à Clipperton », Polynésie la 1re, 23 décembre 2025 (https://la1ere.franceinfo.fr/).
(14) Naranjo Paula, « Autoridades francesas incautaron un submarino repleto de cocaína colombiana: “El verdadero combustible de la violencia” », Infobae, 29 octobre 2025 (www.infobae.com/).
(15) Leyral Mike, « 4,87 tonnes de cocaïne… mais pas de poursuites judiciaires », TNTV News, 19 janvier 2026 (https://www.tntvnews.pf/polynesie/faits-divers/les-photos-de-la-saisie-record-de-487-tonnes-de-cocaine/).
(16) Lagneau Laurent, « Harpie : L’arrivée de factions armées brésiliennes en Guyane accroît les risques pour les militaires français », Zone militaire – Opex 360, 18 janvier 2026 (www.opex360.com/).
(17) Perrin Cédric, Blanc Étienne, Cigolotti Olivier et Guiol André, Rapport d’information fait au nom de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées par la mission d’information sur le Plateau des Guyanes, Sénat, n° 135, 19 novembre 2025, p. 103 (https://www.senat.fr/rap/r25-135/r25-1351.pdf). Un projet de loi autorisant l’approbation d’une convention d’entraide judiciaire entre la France et le Suriname est actuellement en discussion.
(18) Drouhaud Pascal et Biroste David, « L’après Maduro ou le retour de la politique impériale des États-Unis », RDN, tribune n° 1787, 12 janvier 2026 (https://www.defnat.com/e-RDN/vue-tribune.php?ctribune=1902).
(19) Xinhua, « China’s Policy Paper on Latin America and the Caribbean », Global Times, 10 décembre 2025 (https://www.globaltimes.cn/page/202512/1350190.shtml).
(20) Berg Ryan C., Levin Henrietta, et Lin Bonny, « China’s Third Policy Paper on Latin America and the Caribbean: Expanding Influence and Ambitions », CSIS, 18 décembre 2025 (www.csis.org/) : « Le concept de “communauté de destin” est un élément central de la pensée de Xi Jinping. Bien que la Chine n’ait défini ce terme que de manière vague, il figure désormais dans la quasi-totalité de ses documents de politique étrangère et peut être interprété comme une affirmation de la volonté de la Chine de poursuivre la construction d’un ordre mondial alternatif, plus favorable à son système de gouvernement autoritaire, garantissant la prise en compte des intérêts de Pékin (par exemple, concernant Taïwan) et marginalisant l’influence américaine ».
(21) Ellis Evan, « China’s Advance in Central America and Its Strategic Importance », The Diplomat, 8 mai 2024 (https://thediplomat.com/2024/05/chinas-advance-in-central-america-and-its-strategic-importance/).
(22) En 1964, le général de Gaulle a effectué une tournée triomphale de près d’un mois en Amérique latine, en vue de déclencher un élan de coopération avec dix pays sud-américains (Venezuela, Colombie, Équateur, Pérou, Bolivie, Chili, Argentine, Paraguay, Uruguay et Brésil), ce qui contraria passablement les États-Unis : Trouvé Matthieu, « Entre spectacle et mission. Le voyage du général de Gaulle en Amérique du Sud du 21 septembre au 16 octobre 1964 », Espoir, n° 130, 2002 (www.charles-de-gaulle.org/).
(23) « Allocution du général de Gaulle du 27 avril 1965 », Institut national des archives, Réf. 00241 (https://fresques.ina.fr/de-gaulle/fiche-media/Gaulle00241/allocution-du-27-avril-1965.html).
(24) Catan Cédric, « Lutte antidrogue : l’Ofast renforce sa présence et ses moyens aux Antilles », RCI, 12 novembre 2025 (https://rci.fm/) : les Britanniques et les Néerlandais, qui ont aussi des territoires dans les Caraïbes, sont exactement sur la même position.
(25) Le royaume des Pays-Bas possède les îles ABC (Aruba, Bonaire et Curaçao) au large du Venezuela, la partie méridionale de l’île de Saint-Martin, ainsi que les îles de Saba et de Saint-Eustache. Le Royaume-Uni exerce sa souveraineté sur plusieurs îles américaines : l’archipel des Bermudes en Amérique du Nord, les îles Falkland (Malouines) en Amrique du Sud et divers territoires insulaires dans les Caraïbes (Anguilla, les îles Caïmans, les îles Vierges britanniques, Montserrat et les îles Turques-et-Caïques).
(26) Marchand Chrismaël, « Après l’échec au Canada, Naval Group signe deux contrats pour le sous-marin nucléaire brésilien », La Presse de la Manche, 2 septembre 2025 (https://actu.fr/).
(27) Cabirol Michel, « Sous-marins : l’Argentine choisit la France et le Scorpène de Naval Group », La Tribune, 7 novembre 2025 (www.latribune.fr/).
(28) Drouhaud Pascal et Biroste David, « Le lithium : une ressource stratégique pour l’Amérique latine », RDN, tribune n° 1509, 17 août 2023 (www.defnat.com/) : voir par exemple les investissements de la société française Eramet dans les salars de Centenario et Ratones de la province de Salta en Argentine.
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