Auteur : André Hibon

Directeur des Affaires politiques du ministère de la France d'Outre-Mer.

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N° 101 Mars 1953 - Chroniques - p. 364-366

Union française - L'actualité en Tunisie - Les opérations en Indochine - Cyclone à Madagascar - André Hibon

Depuis longtemps la Régence n’avait plus connu un calme aussi grand que celui qui a régné pendant le mois de janvier 1953. C’est à peine si trois ou quatre bombes et une grève avortée des commerçants le 30 janvier « pour commémorer le souvenir des victimes du Cap Bon » ont marqué ces quatre semaines. Par ailleurs, les responsables de plusieurs attentats antérieurs ont été identifiés et déférés aux tribunaux. Des condamnations ont été également prononcées. M. de Hautecloque s’est rendu à Paris le 10 janvier pour avoir des entretiens avec les membres du nouveau Gouvernement. On peut espérer que la période d’agitation, voulue et entretenue dans le dessein, partiellement atteint seulement, d’impressionner l’Assemblée générale des Nations unies, est close, qu’une période plus constructive va s’ouvrir et que les deux interlocuteurs sauront la mettre à profit. Lire la suite

N° 096 Octobre 1952 - Chroniques - p. 377-380

Union française - L'Assemblée mondiale de la jeunesse en Union française - La Cour internationale de justice rend son jugement dans le différend franco-américain au Maroc - En Tunisie, situation toujours stationnaire - La situation militaire en Indochine - André Hibon

L’Assemblée mondiale de la jeunesse, appelée aussi WAY (World Assembly of Youth) a tenu pour la première fois ses assises dans un territoire de l’Union française. Les représentants des jeunes de 24 pays se sont réunis à Dakar du 3 au 13 août 1952 et des observateurs de l’ONU, de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et de l’Office mondial de la Santé (OMS) ont participé aux travaux des commissions. Lire la suite

N° 095 Août/Sept 1952 - Chroniques - p. 250-253

Outre-mer - Tunisie : situation intérieure. Réformes. L'ONU et la Tunisie - Indochine : la situation militaire - André Hibon

Les attentats terroristes continuent à se succéder jour après jour avec une régularité presque bureaucratique. Dans différents endroits de la Régence, mais surtout à Tunis, cinq ou six engins explosifs sont déposés chaque jour au hasard : rebord de fenêtre, toit, pompe à essence, etc.) Parfois, une grenade est lancée dans un rassemblement paisible de badauds regardant un étalage ou une boutique de forain. Parfois, une récolte est incendiée. On sent une volonté arrêtée de maintenir un état de troubles et de tension qui empêche les autorités de prendre les mesures d’apaisement qui faciliteraient les négociations, et d’offrir un semblant de justifications aux intrigues qui se nouent contre la France dans les couloirs de l’ONU. Plusieurs bandes de terroristes ont été arrêtées, notamment celle responsable de l’attentat contre M. Zévaco, maire de Sousse. D’autres bandes, arrêtées précédemment, sont passées en jugement. Chaque fois les meneurs ont été convaincus d’appartenance au Néo-Destour. Lire la suite

N° 094 Juillet 1952 - Chroniques - p. 100-103

Outre-mer - Tunisie : situation intérieure. La question tunisienne et l'opinion internationale - Indochine : la guerre d'Indochine - André Hibon

Les attentats ont repris au début du mois de mai avec une certaine violence, mais leur caractère a manifestement changé. M. Jean de Hautecloque, dans un communiqué en date du 14 mai, a souligné « le caractère sans discrimination des attentats qui touchent Tunisiens et Français, femmes, enfants ou vieillards ». En effet, un attentat comme celui de la poste de Tunis où une charge de tolite placée dans une cabine téléphonique explose et tue cinq personnes au hasard en en blessant grièvement une dizaine d’autres montre bien le caractère de provocation de ces actes de terrorisme pur. Durant le mois de mai presque chaque jour des engins ont fait explosion en divers endroits de la Régence causant des deuils et des dommages. Et M. de Hautecloque continuait en ces termes : « Ces actes de provocation ne sont pas le fait de la population, mais d’un groupe restreint qui désire parvenir – et parvenir vite – à atteindre un but particulier. Ce groupe veut du sang pour émouvoir une partie de l’opinion publique internationale ». Lire la suite

N° 092 Mai 1952 - Chroniques - p. 608-611

Outre-mer - Vers une solution en Tunisie - La situation en Indochine - André Hibon

Durant tout le mois de mars 1952, actes de terrorisme et de sabotage ont eu lieu, journellement, mais avec une ampleur moindre que par le passé. L’attentat de la gare de Gabès, le 12 mars, est celui qui, de loin a fait le plus de victimes et causé de dégâts (5 morts dont 2 Européens). Lire la suite

N° 091 Avril 1952 - Chroniques - p. 482-485

Outre-mer - Les évènements de Tunisie - La situation dans le delta tonkinois - André Hibon

Durant le mois de février 1952, la situation en Tunisie donne l’impression d’avoir stagné de façon regrettable. Du côté des émeutiers, s’il n’y a pas eu de manifestations de l’ampleur de celles qui avaient marqué le mois de janvier, presque chaque jour a amené son cortège de petits actes de terrorisme et de sabotage plus ou moins réussis et de grèves aux consignes plus ou moins observées, mais dont la conjonction paralyse plus qu’à demi la vie économique du pays. Lire la suite

N° 090 Mars 1952 - Chroniques - p. 349-352

Outre-mer - L'ONU rend sa décision dans l'affaire éwée - La bataille d'Hoa Binh - Les évènements de Tunisie - André Hibon

Le Togo a, sur le plan international, pris ces derniers temps de l’importance, en raison du particularisme éwé, dont on a voulu faire une manifestation de nationalisme africain. Cependant, il n’y a pas, à proprement parler, de peuple Ewé, mais plusieurs populations d’origine commune, souvent opposées au cours de leur histoire, et parlant la langue éwée. Elles comprennent environ 800 000 âmes réparties de la manière suivante : Lire la suite

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