Semaine 4/2022 : Demande d’abolition de la politique de l’apartheid de l’Afrique du Sud par l’Assemblée générale des Nations unies, le 30 janvier 1957

Semaine 3/2022 : Élection de Ronald Reagan qui devient le 40e président des États-Unis, le 20 janvier 1981

Le 20 janvier 1981, Ronald Reagan (1911-2004) devenait à 69 ans le 40e président des États-Unis après avoir battu en novembre 1980 le président sortant, le démocrate Jimmy Carter. Les deux mandats de Reagan virent à la fois une révolution conservatrice pour la politique intérieure des États-Unis avec une approche libérale de l’économie et au plan extérieur, une affirmation de l’Amérique retrouvée, ne cédant plus un pouce de terrain face au bloc soviétique. La fermeté américaine, avec la déconfiture économique du bloc de l’Est, vit ainsi la fin de la guerre froide, d’autant plus que Mikhaïl Gorbatchev, premier secrétaire du PCUS, engageait l’URSS dans un processus irréversible de réformes – la glanost – qui au final s’acheva par le démantèlement de l’empire soviétique. Sous des airs de « cow-boy » mal dégrossi, Ronald Reagan sut redonner aux États-Unis une fierté qui avait disparu avec la fin de la guerre du Vietnam et qui s’étaient embourbés dans l’affaire des diplomates américains otages en Iran et le fiasco de l’opération militaire (Eagle Claw) censée les délivrer. Par ailleurs, malgré la méfiance initiale à l’égard de François Mitterrand et l’arrivée de ministres communistes au printemps 2001, Ronald Reagan fut un interlocuteur important pour le Président français. Le Sénateur Xavier de Villepin (1926-2014), père de l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin et fin connaisseur des États-Unis, brossait ici le portrait d’une Amérique retrouvée.

 

Pour en savoir plus :
Reagan Ronald : Une vie américaine, mémoires, Jean-Claude Lattès, 1990, 790 pages.

Semaine 2/2022 : Proclamation de la République populaire socialiste d’Albanie, le 11 janvier 1946

Le 11 janvier 1946, était proclamée une République populaire d’Albanie après une indépendance prononcée le 28 novembre 1912 à l’issue d’une des guerres balkaniques. Longtemps sous le joug de l’Empire ottoman, ce pays très montagneux et très arriéré sur le plan économique, a été un semi-protectorat de l’Italie fasciste de Mussolini. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la résistance antinazie parvint à libérer le territoire en novembre 1944, bénéficiant de l’appui britannique et des combattants communistes dirigés par Enver Hoxha (1908-1985). Celui-ci avait fait ses études en grande partie en France et a régné en dictateur stalinien sur l’Albanie, en isolant quasi complètement son pays des influences étrangères. Fervent admirateur de Staline, il développa un culte de la personnalité, associé à une paranoïa l’amenant à éliminer toute opposition, y compris au sein du Parti communiste. En 1967, il déclare son pays officiellement athée en fermant toutes les mosquées et les églises puis il se rapproche de la Chine, par opposition à Moscou. Très méfiant à l’égard de la Yougoslavie de Tito, il n’eut de cesse de contrôler sa population en appliquant des principes marxistes à un peuple ayant toujours vécu sous un régime patriarcal et clanique notamment dans les zones montagneuses. Sur le plan économique, il privilégie l’autarcie, appauvrissant un peuple essentiellement rural. Il fallut attendre sa disparition pour que l’Albanie puisse enfin s’ouvrir au monde et à l’Europe, en connaissant alors une forte poussée migratoire, vers l’Italie en particulier, pour fuir la misère d’un territoire notoirement sous-développé. Bien que membre de l’Otan depuis avril 2009, l’Albanie souhaite intégrer l’Union européenne mais les besoins de réformes sont trop importants pour une accession à moyen terme à l’UE.
 

Pour en savoir plus :
Jandot Gabriel : L’Albanie d’Enver Hoxha, 1944-1985, L’Harmattan, 1994, 384 pages

Semaine 1/2022 : La Birmanie devient indépendante, le 4 janvier 1948

Le 4 janvier 1948, la Birmanie devient indépendante après avoir quitté auparavant le Commonwealth. Depuis cette date, le pays a connu une histoire complexe dans laquelle les militaires ont été l’essentiel du temps au pouvoir. Cet article de janvier 1985 souligne la complexité de cet État et son fonctionnement chaotique, état de fait qui se prolonge encore aujourd’hui en 2022. Une des caractéristiques semble l’intolérance institutionnalisée sur des critères ethniques et religieux, notamment entre les Bouddhistes contre les minorités religieuses, essentiellement musulmanes et chrétiennes. Cette intolérance portée par les Bonzes a d’ailleurs nui à la réputation d’Aung San Suu Kyi – aujourd’hui âgée de 76 ans et emprisonnée, malgré son Prix Nobel de la paix reçu en 1991. Le Myanmar – le nom officiel du pays – a été et reste très isolé quasiment depuis son indépendance, très rétif aux influences extérieures. Dans une situation de guerre civile quasi continue, le pouvoir militaire mène une lutte anti-minorité, anti-drogue et anti-opposition, lui permettant ainsi de rester au contrôle du pays. Avec ses près de 60 millions d’habitants, l’ancienne Birmanie reste refermée sur lui-même et en retard sur le plan économique, avec un régime militaire insensible aux pressions internationales.
 

Pour en savoir plus :
Kessel Joseph : La vallée des rubis, Gallimard, 1955
Deux films :
Lean David : Le Pont de la Rivière Kwaï (1957). L’action se passe pendant la Seconde Guerre mondiale avec la construction d’un pont ferroviaire au service des forces japonaises par des prisonniers anglais.
Stallone Sylvester ; John Rambo (2008). Tourné en Thaïlande, le film évoque les rébellions contre la junte militaire, dont la richesse provient du trafic de drogue.