Institutions internationales - Succès palestinien à l'ONU - La politisation de l'UNESCO - Tensions et espoirs européens - Divisions et affaiblissement de l'Organisation des États américains (OEA)
Un triple jeu se développe sur la scène internationale : entre les Américains et les Russes, entre les Occidentaux et le Tiers-Monde, entre les Américains et les Européens. Il s’est poursuivi avec des fortunes diverses au cours des dernières semaines. M. Ford a rencontré M. Brejnev à Vladivostok. Les deux hommes étant l’un et l’autre affrontés à des difficultés de politique intérieure (le premier a été désavoué par les électeurs et le Congrès n’a cessé de le harceler, le second est critiqué par les « durs » du Comité central) leur rencontre ne pouvait que marquer une position d’attente. C’est ce qui s’est passé : le « sommet » de Vladivostok s’est achevé sur des déclarations de principes.
À propos du Moyen-Orient, il a eu, certes, un effet favorable, puisque les Syriens ont accepté le renouvellement pour six mois du mandat des « Casques bleus » de l’ONU sur le plateau du Golan, mais tout n’en reste pas moins à régler sur le terrain, et les résolutions votées par l’Assemblée générale des Nations unies à propos de la Palestine, comme la décision de la Conférence générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) à propos d’Israël ne sont pas de nature à faciliter ce règlement. En ce qui concerne les armements, l’accord sur leur limitation n’est qu’une déclaration d’intention, laissant la porte ouverte à des négociations pour le renforcement et l’adaptation aux progrès techniques (notamment en matière de MIRV) des traités de 1972 et de 1973. Enfin, les deux hommes ont été extrêmement discrets sur la collaboration économique et financière qui devrait s’instaurer entre les États-Unis et l’Union soviétique.
En fait, cette rencontre de Vladivostok s’est ajoutée à la longue liste de celles après lesquelles « rien ne devrait plus être comme avant », et qui ne changent rien au fond des choses : après elle comme avant, la « détente » reste enfermée dans une équivoque née du fait fondamental que les deux super-Grands ne veulent pas se combattre sans pour autant pouvoir s’entendre. Telle est la toile de fond devant laquelle se déroulent les jeux diplomatiques qui ne les concernent pas exclusivement.
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